Budget 2025 : François Bayrou déclenche le 49-3, LFI dépose une motion de censure

François Bayrou a décidé, comme Michel Barnier, de déclencher l'article 49-3 pour faire adopter son projet de loi pour le Budget 2025 de la Sécurité sociale sans le soumettre au vote des députés. La France Insoumise confirme avoir déposé une motion de censure contre le Premier ministre.
Le chef du gouvernement n'a pas voulu mettre à l'examen son texte de loi sur le Budget 2025 de la Sécurité sociale. Les parlementaires devaient se pencher sur le sujet ce lundi, mais François Bayrou a décidé de déclencher le 49-3 pour la deuxième fois de son mandat.
Le Premier ministre a décidé d'engager la responsabilité de son gouvernement sur l'article liminaire et la première partie du projet de loi de financement de la Sécu. Le texte prévoit une enveloppe supplémentaire d'un milliard d'euros pour les hôpitaux, une hausse de la "taxe soda", la mise en place de la "taxe lapin" pour les rendez-vous non honorés, une hausse des taxes sur les complémentaires santé et les mutuelles, la baisse du plafond d'indemnisation des arrêts maladies, l'exonération des cotisations patronales et l'instauration d'une nouvelle journée de solidarité en faveur du grand âge.
Motions de censure, LFI et PS chacun de son côté
La France Insoumise a confirmé avoir déposé une motion de censure contre le gouvernement suite à l'annonce du déclenchement du 49-3 par François Bayrou. LFI dénonce "un budget encore plus austéritaire que celui de Michel Barnier".
Le Parti socialiste a lui décidé de ne pas voter une motion de censure qui serait déposée suite à un texte qui concerne le budget. La formation politique de la rose compte cependant remettre en cause la légitimité du gouvernement après les propos de François Bayrou qui avait parlé de "submersion" migratoire à Mayotte.
Le PS va donc déposer une motion de censure sur "les valeurs de la République". "Si nous pensons qu'il est temps de donner un budget à la France, nous n’accordons pas pour autant notre confiance à ce gouvernement qui aujourd’hui participe à la trumpisation du débat public", se justifient les socialistes.
Reste maintenant à savoir ce que fera le seul député réunionnais socialiste, Philippe Naillet, qui avait voté la première motion de censure présentée par LFI malgré le choix de l'abstention fait par son parti.


