Revenir à la rubrique : Société

Bruny Payet critique la Région sur "l'obstination" de route du Littoral en mer

Le projet de nouvelle route du Littoral n'en a pas fini de diviser. Entre partisans d'un projet coûte que coûte pour enrayer les risques naturels liés à ce tronçon et les opposants, Bruny Payet, ancien secrétaire général de la CGTR, fait résolument partie du camp des sceptiques. Il s'adresse à Didier Robert, président de Région.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 15 septembre 2011 à 17H59

 

"Les réponses techniques proposées ne sont pas probantes contrairement à ce qu'affirme la revue de la Région dans son numéro spécial Mag' N°3 et son projet de route en mer", avance Bruny Payet.

Les reproches sont nombreux. L'ancien conseiller général PCR met le doigt sur "l'absence de modélisation d'ensemble et de scénarios de variation du sens de houle, d'effet de rebond aux configurations particulières de l'ouvrage" qui viendraient mettre à mal la sécurité de l'ouvrage.

Selon lui, le risque cyclonique centennal évoqué par les élus de la Région repose uniquement sur les observations passées de Météo France qui se garde de spéculer sur les effets du réchauffement climatique attendu. Enfin, sur l'aspect technique, "l'ouvrage restera exposé à un risque réel de destruction partielle ou totale". De plus, son entretien demeurera un problème récurrent.

Le tunnel refait surface

Pas mieux du côté des deniers publics, selon Bruny Payet, qui qualifie ce projet en mer de "projet monstre", dont le coût et les conséquences sont imprévisibles. "Le coût inflationniste des travaux, non partagé par l'Etat, et celui de l'entretien ou des réparations se révéleront hors de portée des capacités de la Région et du contribuable réunionnais".

Plus globalement, Bruny Payet critique le choix du tracé de route en mer. "Une mauvaise solution" à bien des égards. "Votre solution en mer n'est pas plus sécurisée pour l'usager puisque le concepteur admet des franchissements de vague. Il ne peut non plus écarter le risque d'un affouillement sous-marin progressif d'un pilier du viaduc ou d'une partie de la route en remblai".

Pour l'ancien conseiller général du canton 1 du Port, "la solution la meilleure reste les tunnels que votre majorité s'obstine à ignorer voire dénigrer en la présentant dans votre revue comme moins sûre pour l'usager que votre projet en mer. (...) De nombreuses réalisations tendent à prouver que la solution de tunnels reste la plus pertinente pour franchir des massifs montagneux, à l'abri des risques climatiques".

Cette dernière solution offre selon Bruny Payet une meilleure protection de l'environnement et de la biodiversité, comme l'absence d'atteinte aux paysages.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :