Braquage de la Rivière-des-Pluies : « Ils sont entrés en criant : la caisse, la caisse ! »

Mardi matin, le patron du Loto de la rue Roger Payet à la Rivière-des-Pluies a été braqué par deux individus armés. Zinfos974 a recueilli le témoignage de Mamode Salim.
Lire aussi : Deux hommes armés braquent un commerce de Loto à Sainte-Marie
Pour la première fois en 43 ans d’activité, le patron du commerce de Loto de la rue Roger Payet a été en proie à un vol à main armée. A plus 70 ans et à deux ou trois ans de la retraite, Salim Mamode, cheveux blancs et lunettes, s’en serait bien passé. « J’ai ouvert le magasin à 8 heures et au bout d’un quart d’heure à vingt minutes, deux jeunes avec des cagoules et habillés en noir de la tête aux pieds sont entrés en criant : la caisse, la caisse ! », témoigne celui que tout le monde appelle, à la Rivière-des-Pluies, Monsieur Salim.

Derrière son comptoir, le patron n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles. Et pourtant, il doit se rendre à l’évidence. Deux malfrats cagoulés lui font bien face. Ils ont fait irruption dans son commerce pour le braquer. L’un d’eux serre dans sa main la crosse d’une arme de poing. Un revolver qui ressemble à un vrai mais qui, en réalité, est bel et bien factice.
Un fond de caisse de 150 à 200 euros et environ 300 euros de tabac
Monsieur Salim est tellement « surpris » par la scène qu’il ne réagit pas sur l’instant. Il semble comme tétanisé, incapable de prononcer un mot ni de s’exécuter. Alors, un des voyous s’agace et lui réclame à nouveau la caisse. Cette piqûre de rappel fait que le patron obtempère. Il leur remet les 150 à 200 euros. « C’était le matin et il n’y avait pas grand-chose », témoigne-t-il.
Au passage, les deux hommes raflent des paquets de cigarettes pour un montant estimé à 300 euros mais aussi des tickets à gratter. Lesquels tickets ne peuvent rien rapporter car la Française des Jeux a la possibilité de bloquer le paiement d’éventuels gains par le biais des numéros de série. Un détail que les bébés braqueurs ignoraient sans doute.
Repartis à pied et pistés par des témoins
Leur butin en poche, les malfrats s’enfuient comme ils étaient venus… à pied. Suivis par des témoins, ils n’ont pas tardé à être localisés dans le quartier de Domenjod par les gendarmes. Ceux-ci n’ont pas lésiné sur les moyens, faisant appel à l’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie (Sag). L’affaire a été bouclée en un temps record puisque les suspects ont été placés en garde à vue en milieu de matinée.
Le lieu, l’heure, le mode opératoire et la nature du butin emporté… tout confirme l’amateurisme du binôme. Mais, comme on a coutume de le dire, il faut toujours se méfier du petit à la main qui tremble.


