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Bébé secoué à Sainte-Marie : le ti-père plaide pour sa liberté… en vain

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mercredi 19 novembre 2025 à 17H25

Jean-Aurélien B. a formulé une demande de remise en liberté devant la chambre de l’instruction. Il est accusé d’avoir commis des violences sur un nourrisson, alors qu’il faisait office de « ti-père ».

L’affaire a éclaté à la suite du signalement d’un médecin urgentiste du Smur. En 2023, ce très jeune homme, âgé de 18 ans à peine, est mis en examen pour violences ayant entraîné une infirmité permanente sur un bébé. À l’époque, il fréquente depuis quelques semaines la mère de l’enfant et s’occupe ponctuellement du nourrisson. Ce dernier présente des signes compatibles avec un syndrome du bébé secoué, ainsi que des traces de morsures.

Dans un premier temps, Jean-Aurélien B. reconnaît les faits en garde à vue et devant le juge d’instruction. Par la suite, il revient sur plusieurs éléments et conteste une partie des accusations.

Ce mardi 19 novembre, la chambre de l’instruction examine donc sa demande de remise en liberté, lui qui est incarcéré depuis deux ans.

Lire aussi : Bébé secoué à Ste-Marie : Des traces de morsure et des ecchymoses retrouvées sur le corps du nourrisson

Un sacré passif

Si, au moment des faits, il disposait d’un casier judiciaire vierge, sa détention a été marquée par une série d’incidents. Plusieurs rapports ont été établis à son encontre, et il a été retrouvé en possession d’un téléphone portable introduit illégalement en cellule. Avec cet appareil, il aurait même tenté de contacter son ex-compagne, la mère du nourrisson, qui évoque également des épisodes de violences durant leur courte relation.

Au vu de ces éléments, le ministère public a, sans surprise, requis la prolongation de sa détention provisoire.

Un état encourageant

La défense, elle, met en avant l’amélioration de l’état du nourrisson. L’avocat présente à la cour des photos publiées par la mère sur les réseaux sociaux, montrant l’enfant en bonne santé. Il annonce également une future demande de requalification, espérant une correctionnalisation du dossier. Selon lui, les experts n’ont pas pu établir avec certitude que les traces de morsures proviennent de son client.

L’avocat rappelle aussi le contexte : un jeune de 18 ans, peu préparé à s’occuper d’un nourrisson, laissé seul pendant que la mère sortait faire la fête. Débordé, incapable de réagir de manière adaptée aux pleurs du bébé, il admet l’avoir secoué, mais nie tout geste volontaire ou plus grave. Il souligne enfin qu’un employeur est prêt à l’embaucher si une mise en liberté était accordée, ce jeune n’ayant finalement connu la majorité qu’en prison.

La chambre d’instruction a rendu sa décision : Jean-Aurélien B. reste en détention.

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