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Bazile sans le "B" : Michel Fontaine poursuivi pour injure publique

Nouvel épisode judiciaire entre Patrick Bazile et Michel Fontaine. Ce jeudi, l’employé à la CIVIS poursuivait son président devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour injure publique.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 7 janvier 2021 à 14H43

Une atteinte à l’honneur et à son intégrité psychique d’un coté contre une attaque politique de l’autre, "un troisième tour des municipales" selon la défense. D’entrée de jeu, les conseils de Michel Fontaine, Me Alain Rapady et le Bâtonnier Normane Omarjee, ont tenté d’invalider le tenue du procès en présentant 5 moyens de nullité.  Des affaires de diffamation sur fond politique qui ne cessent de s’empiler sur le bureau du parquet au grand dam de la Procureur Caroline Calbo tient-elle à préciser.

Les moyens de nullité joints au fond et les propos reprochés à Michel Fontaine remontant au 11 février 2020 en pleine campagne municipale ont pu être décortiqués. En réunion publique à Saint-Pierre, le candidat s’est adressé à ses militants au sujet d’un employé en arrêt maladie: "Comme on est entre compagnons, entre amis et camarades, je vais vous dire son nom. Il s’appelle Bazile. Excusez-moi j’enlève pas le B parce que sinon … ".  

Par cette figure de style, le plaignant, Patrick Bazile, a estimé que Michel Fontaine s’en prenait à lui personnellement, le traitant de fou. Le contexte entre l’agent à la CIVIS et l’intercommunalité qui l’emploie est en effet chargé en épisodes judiciaires. Tribunal administratif, cour d’appel, Conseil d’état…[Les faits d’harcèlement moral subies par le technicien territorial au sein du service informatique ont été reconnus par les différentes instances. ]urlblank:https://www.zinfos974.com/Harcelement-moral-sur-un-agent-de-la-CIVIS-Le-Conseil-d-Etat-confirme-la-condamnation_a164483.html?com

"Je n’ai jamais été sur un podium et même jamais pris un micro", assure Patrick Bazile à la barre insistant pour que l’amalgame entre son engagement pour Jean-Gaël Anda et son métier soit évité. "Je ne comprends pas pourquoi Monsieur Fontaine me prend comme son souffre douleur". La polémique cesse là où les attaques personnelles commencent, fait valoir son conseil Nathalie Cintrat représentant Me Vivien Guillon. 10 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 4 000 euros de frais d’avocat ont été demandés par la partie civile. 

Pour le bâtonnier Normane Omarjee, défense de Michel Fontaine, Patrick Bazile "est instrumentalisé" par Jean-Gaël Anda. Ne voyant rien d’outrageant à évoquer un asile, "lieu où l’on trouve sûreté et refuge", rappelle-t-il, le bâtonnier pointe l'ambivalence pas nécessairement contradictoire entre l’engagement professionnel et l’engagement politique. "Je peux être avocat de Michel Fontaine et dans quelques années son adversaire politique", raille-t-il. Selon Me Alain Rapady, "on tente de faire dire à Michel Fontaine ce qu’il n’a pas dit ", tout en plaidant que dire que quelqu’un est "fou n’est pas injurieux". 
 
La décision du tribunal est attendue pour le 25 février prochain à 14h . 

 

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