Au Tampon, qui sont ces militants derrière les candidats ?

Distribution de tracts, porte-à-porte, accueil en permanence… Derrière chaque candidat aux municipales, des militants s’engagent au quotidien. Zinfos974 est allé à la rencontre de trois d’entre eux, à 48 heures du second tour.
Pour tenter de convaincre les réticents ou les indécis, il faut pouvoir compter sur une base solide. Des bénévoles qui acceptent de donner de leur temps et de mettre à profit leurs compétences. Distribution de tracts, porte-à-porte, gestion de la communication, organisation des emplois du temps, des meetings ou des réunions de quartier : les missions ne manquent pas.
À 48 heures du second tour, le rythme s’est intensifié et la tension se fait parfois sentir dans les permanences des candidats qualifiés. Eddy Turpin, 48 ans, sportif, compare la campagne à une course de fond.
Des motivations personnelles et des convictions
Tatiana Malet Corré, 43 ans, s’est engagée il y a quelques mois pour la première fois derrière la candidature de Nathalie Bassire. Un engagement d’abord porté par son amitié avec la candidate, mais aussi par sa volonté de "changement".
"Elle est la seule voie, droite, et honnête. Elle veut vraiment aider la population et d'ailleurs, même hors période électorale, elle rencontre les gens. Et puis c'est une femme", avance Tatiana, qui a tenu un bureau de vote et assure désormais principalement l’accueil au sein de la permanence.
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L’engagement de Mélanie Contini a, lui, pris forme derrière la candidature d’Alexis Chaussalet, après son retour dans sa commune natale à la suite d’un master en gestion de projets culturels à Paris. "J'ai d'abord rencontré et échangé avec Corentin qui est devenu colistier. Il était comme moi intéressé par la pratique de la participation citoyenne". De réunions de quartier en meetings, Mélanie, 26 ans, s’implique de plus en plus dans la campagne. Elle est notamment chargée de l’organisation du porte-à-porte et de la communication. "On est tous les jours sur le terrain".
Eddy Turpin, lui aussi actuellement sans emploi, profite de ce temps libre pour "donner un coup de main". Porte-à-porte, marches sur le terrain avec les colistiers, le quadragénaire s’investit pleinement, dans la continuité d’un soutien familial envers la famille Thien Ah Koon."J'ai vu l'évolution du Tampon, les routes, les animations… Le Tampon avance toujours plus haut", reprend-il, en écho le slogan de son candidat.
Une expérience intense
En intégrant les équipes de campagne, Eddy et Mélanie disent avoir trouvé "une cohésion" et "un partage avec des personnes qui nous parlent de leur expérience".
Pour Mélanie, cet engagement est aussi une manière de défendre des valeurs. "On se bat pas pour qu'une personne ait le pouvoir mais pour le partage. La base de cette participation, c'est justement les conseils de quartier qui sont inexistants au Tampon. Cette absence montre justement que la parole publique est accaparée".
Pour Tatiana, cette immersion dans la campagne reste "une aventure formidable" d'autant qu'il s'agit de diffuser au plus grand nombre un message. La bénévole endosse alors un peu, pour elle, le rôle de porte-parole “pour représenter” sa candidate et “faire un peu ce qu'elle fait au quotidien”. Mais la militante confie avoir été surprise par certains aspects. Elle évoque " la violence, les mensonges et les idées extrêmes". Une ombre qui ne ternit pas son engagement. "C'est intense mais on adore. C'est une super expérience. On s'entraide, on échange, on est tous dans la même optique".
Des parcours différents, un même engagement
Le sens de l’engagement de Tatiana se limite à soutenir Nathalie Bassire, sans autre objectif politique. "C'est la personne et les idées qu'elle défend. C'est un tout. Il faut que la personne incarne ces idées".
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De son côté, Eddy Turpin n’a jamais été encarté. Il se dit, comme son candidat, "sans étiquette", se mobiliser uniquement pour des campagnes locales avec tout de même un objectif en ligne de mire. "Un jour peut-être, j'aimerais bien avancer dans le domaine de la cohésion sociale par le sport".
À l’inverse, Mélanie revendique clairement un positionnement idéologique. " J'ai des idéaux et des valeurs de gauche, bien de gauche même". Pour elle, se lancer derrière la candidature d'Alexis Chaussalet, correspond à "la seule alternative aux autres candidats du système ou candidats girouettes".
Une envie de poursuivre au-delà des élections
L’engagement de ces militants ne s’arrêtera pas forcément avec la fin de la campagne. Mélanie, notamment, souhaite prolonger cette dynamique.
La jeune femme envisage de créer une association ou un podcast autour de l’engagement des jeunes, pour que "cet engouement" ne retombe pas après les élections."La jeunesse tamponnaise est capable et peut être que dans 6 ans dans ces rangs, il y aura de nouveaux candidats".


