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Au bon souvenir de l'Arast

Il n'y avait pas que les élus du conseil général qui faisaient hier leur rentrée. Non loin des portes de l'hémicycle de l'assemblée plénière se tenait à l'ombre un petit groupe d'ex-employées de l'Association Régionale d'Accompagnement Social Territorialisé (ARAST). Celles-ci sont venues assister à la victoire de l'équipe majoritaire qu'elles n'ont eu de cesse de dénoncer ces deux dernières années. Comme un mauvais feuilleton, cet épisode de l'Arast ne s'est pas éteint hier avec cette reconduction de la majorité départementale.
Ecrit par Ludovic Grondin – le vendredi 1 avril 2011 à 08H05

"Dans les prochains jours, le conseil général va entend' encore les ex-Arast" lance toute énervée Mimose Libel, figure ô combien emblématique du mouvement de grogne qui a gagné les rangs de ces centaines d'employées qui ont coulé en même temps que l'ancienne association en 2009.

Pour Mimose, aucun doute depuis hier, avec la même capitaine à la barre du navire départemental, il n'y a aucune raison pour que cesse leur détermination.

"Je suis venue entendre le ou la nouvelle présidente" répond tout simplement Mimose Libel, devenue, par la force des choses, l'une des "grandes gueules" de la cause des anciens employés de l'Arast.

 

"Les élus sont en train de bluffer la population. On repart avec les mêmes et on recommence", dit-elle dépitée de voir reconduite la majorité sortante. "Mais comme on n'est plus en démocratie, les jeux étaient faits depuis belle lurette, c'est-à-dire depuis lundi tout le monde connaissait le nom du président".

Après l'occupation des lieux, faire parler la justice

Le verbe tranchant et la langue pas dans la poche, Mimose Libel jette un regard amusé vers la centaine de partisans venus suivre l'élection retransmise sur grand écran sous le préau du Palais de la source. "Regarde tout' band suiveurs que lé là" dit-elle en assistant à de franches accolades de la part de Nassimah Dindar venue remercier, au moment de la suspension de séance, le public présent.

Sans perdre espoir, elle compte, comme la dizaine d'ex-salariés encore en contentieux, refaire parler d'elle sous une autre forme. "Le combat de l'Arast continue sur le plan judiciaire. Nous va continué à mener des combats. Nous connaît pas par quel moyen mais dans les prochains jours le conseil général va entend encore les ex-Arast", promet-elle.

Il y a trois semaines, 23 ex-salariés de l'ARAST ont introduit un recours devant les Prud'Hommes pour salaires non payés. Motif de cette démarche : une obligation de réintégration suite à la décision du tribunal administratif de juillet dernier qui n'a pas était suivie d'effet. En parallèle, un recours au pénal est également sur le point d'être constitué par le collectif. Mais comme tout mauvais feuilleton, la suite s'écrit toujours en pointillés...

 

 

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