Arrêtée à Gillot, la mule en béquilles transportait 3 kg de Dou ramené de Hollande

Un Saint-Paulois de 26 ans a été interpellé à son arrivée à La Réunion avec 3 kg de cathinone dans ses bagages. En béquilles depuis un grave accident, il a reconnu être allé chercher la drogue à Rotterdam.
« Ne vous laissez pas avoir. Son problème de mobilité ne l’a pas empêché d’aller faire la fête à Rotterdam et d’en ramener des stupéfiants », insiste la procureure mercredi 13 mai, au moment de requérir le maintien en détention d’un prévenu de trafic de stupéfiants.
A la barre des comparutions immédiates du tribunal de Saint-Denis, un Saint-Paulois de 26 ans interpellé le 24 mars dernier à son arrivée à l’aéroport Réunion-Roland Garros. Touché aux vertèbres à la suite d’un grave accident de trottinette survenu un an plus tôt, l’homme marche difficilement avec des béquilles.
"Mule internationale"
Mais dans ses bagages, les douaniers ne découvrent pas moins de 3 kg de cathinone, le produit de synthèse qui entre dans la composition du Dou, un stupéfiant de plus en plus couramment utilisé dans l’île. Au fil des auditions, l’homme finit par reconnaître être allé chercher lui-même la marchandise aux Pays-Bas pour la ramener à La Réunion.
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« C’est une mule internationale, qu’on soupçonnait déjà de faire livrer des colis chez sa mère. Et son compte bancaire, c’est la caverne d’Ali Baba avec des sommes qui transitent dans tous les sens » reprend le ministère public, alors que le dossier doit être renvoyé une prochaine audience.
La défense demande "un peu d’humanité"
Espérant « un peu d’humanité » compte tenu de l’état de santé de son client, la défense demande un placement sous contrôle judiciaire jusqu’à la prochaine audience. « « Il sera chez sa mère, il ne pourra pas partir en courant. Sa maladie est une réalité, et on peut s’interroger sur la capacité de la prison, avec les problèmes de surpopulation qu’on connaît, à lui assurer le suivi médical dont il a besoin », plaide Me Julien Barraco.
Après délibéré le tribunal a néanmoins décidé de maintenir le prévenu en détention jusqu’à la date du procès, fixée au 27 mai.


