Après des violences conjugales, il harcèle son ex-compagne par téléphone

Un Portois a été jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour une cinquantaine d'appels à son ex-compagne. Un comportement qui pèse lourd sur la victime.
Jean-Daniel* ne supporte visiblement pas la rupture avec son ex-compagne. Avant d'aborder les faits qui intéressent la cour ce vendredi 27 février, il faut revenir en arrière.
En 2021, l'homme est condamné pour des faits de violences conjugales contre sa femme. Une interdiction d'entrer en contact est prononcée par le tribunal. Une fois l'interdiction arrivée à son terme, l'homme entreprend de recontacter la victime. S'il prétexte devant la cour vouloir l'appeler pour prendre des nouvelles de leurs quatre enfants, cela ne semble clairement pas être le cas.
Comme le souligne le tribunal, l'homme s'est vu retirer son exercice parental lors de sa précédente condamnation. Or, il n'a pas entamé de démarches auprès de la justice pour faire changer les choses.
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Un comportement insistant, une victime en arrêt maladie
Le président ne croit pas à l'histoire du papa qui souhaite revoir ses enfants. Pour preuve, il avance plusieurs éléments : d'abord, Jean-Daniel s'évertue à appeler la victime plus d'une cinquantaine de fois en l'espace de deux mois. Sans compter les messages laissés, parfois menaçants.
Il abuse de stratagèmes pour entrer en contact avec elle : emprunter le compte d'amis communs, créer de faux profils sur les réseaux sociaux et même surgir près de l'école de sa fille pour lui enjoindre de dire à sa mère de lui répondre.
Une situation qui affecte énormément la victime, qui en perd le sommeil. À la barre, elle n'hésite pas à faire face au harceleur, expliquant qu'elle est actuellement en arrêt maladie à cause de tout ça.
Sans avocate pour la représenter, la victime demande simplement que monsieur "la laisse tranquille", définitivement.
La procureure abonde dans son sens : selon elle, l'homme est jaloux maladif. En ce sens, elle requiert une peine de 10 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire et des interdictions d'entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile.
Des réquisitions suivies à la lettre par le tribunal.
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