APR: "Après les moments de recueillement, il faudra bien que l'on se pose honnêtement des questions"

84 morts - dont 10 enfants et adolescents - ; plus de 200 blessés dont 52 personnes en situation d'urgence absolue, c'est à dire pour lesquelles le pronostic vital est engagé. Et des centaines de personnes, touchées dans leur chair; des familles brisées. Un pays en état de choc.
On aurait aimé dire que la France avait vécu le pire, après les attentats du 13 novembre. Hélas, non. La barbarie sévit toujours sur le sol français. Mais aussi partout ailleurs dans le monde: en Europe, en Asie, en Afrique, aux Etats Unis. Chaque jour, un nouvel acte terroriste vient nous rappeler que nous ne sommes pas entrés dans une logique de paix. Et que c'est la guerre. La guerre non pas à un peuple, à un État dans le sens constitutionnel du terme, mais à un rassemblement d'hommes et de femmes, qui, dévoyant la religion, commettent en son nom les pires atrocités.
La Réunion est concernée par ce phénomène : elle est au cœur de l'océan Indien. Cette partie du monde est sujette à de profonds changements. APR a déjà fait savoir qu'il convenait de créer les conditions pour entrer dans une logique de paix. Un appel a été lancé dans ce sens.
Aujourd'hui, plus que jamais, cet appel doit être entendu par tous. Après les moments de recueillement, après les trois jours de deuil national, il faudra bien que l'on se pose honnêtement des questions : pas uniquement sur la question de l'état d'urgence et de la manière dont il est appliqué, mais aussi sur les raisons qui font que l'ensemble des puissances mondiales n'arrivent pas à éradiquer les foyers terroristes.
Pour APR
Le Porte-Parole, Fabrice HOARAU


