Affaire de harcèlement à la mairie de Saint-Paul : l’avocat de Sébastien Guyon obtient le renvoi du procès

Il est acquis que le procès pour des faits présumés de harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul n’aura pas lieu demain comme prévu. Le bâtonnier Laurent Payen, défenseur de l’actuel 2ème adjoint au maire, a obtenu le renvoi de l’affaire au 3 juillet prochain. Une aubaine pour la majorité sortante en pleine campagne pour les municipales. Explications.
L’affaire de harcèlement moral à la mairie de Saint-Paul, qui avait conduit plusieurs cadres administratifs du service des ressources humaines à démissionner de leur poste, aurait dû être audiencée ce vendredi 30 janvier devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis. Mais l’ex-DGS Valérie Picard, l’actuel 2ème adjoint au maire Sébastien Guyon, et le directeur de cabinet, ne seront finalement pas sur le banc des prévenus, bénéficiant d’un nouveau report qui tombe à pic à moins de deux mois du premier tour des municipales.
Le rendez-vous de la Conférence des bâtonniers tombe à pic
Le président Vincent Dufour a validé cette nouvelle demande de renvoi initiée par le bâtonnier Laurent Payen, avocat de Sébastien Guyon. La robe noire se trouve actuellement dans l’hexagone en sa qualité d’élu à la Conférence des bâtonniers et de délégué pour l’Outre-mer. Une grand-messe est organisée en cette veille de week-end pour procéder à la prise de fonction du nouveau président de la Conférence des bâtonniers, Jérôme Bayle.
Déjà, le 13 juin 2025, le procès avait été renvoyé par le président du tribunal judiciaire au motif que les citations à comparaître n’avaient pas été délivrées en temps et en heure aux prévenus. Comme il est d’usage en pareille circonstance, un court échange avait eu lieu entre les avocats des parties civiles et de la défense pour fixer une nouvelle date d’audience.
Personne n’avait cillé à l’annonce de la date
Les magistrats avaient alors proposé la date du 30 janvier 2026. Dans la salle, l’ensemble des robes noires avait acquiescé sans ciller à cette proposition. Ce qui avait surpris certaines personnes présentes au motif que cette échéance intervenait deux mois avant les municipales. Les prévenus n’avaient pas pu en toucher un mot à leurs conseils, le cas échéant, puisqu’ils étaient absents ce jour-là. Inutile de dire que certains doivent bénir aujourd’hui le calendrier de la Conférence des bâtonniers.
Quoi qu’il en soit, les trois prévenus disposent de six mois de plus pour préparer leur défense. Valérie Picard, poursuivie pour harcèlement moral au motif qu’elle aurait tenu des propos ou eu des comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter à la dignité, à la santé ou à l’avenir professionnel de deux ex-cadres de la mairie, entre le 1er février 2021 et le 17 juillet 2022. Idem pour Sébastien Guyon, alors 3ème adjoint au maire en charge du personnel, qui est renvoyé devant le tribunal pour complicité du même délit. Et enfin le directeur de cabinet, à leurs côtés pour complicité concernant une victime.
Le procès a été renvoyé au 3 juillet.


