Aéroport de Pierrefonds : prolongation de la période d’observation jusqu’au 25 février 2026

Le président du syndicat mixte de Pierrefonds (SMP) avait rendez-vous ce mardi au tribunal de commerce de Saint-Pierre pour un nouveau point d’étape dans la procédure de redressement judiciaire, ouverte en février dernier.
Le plan social se poursuit au sein du syndicat mixte qui gère la plateforme aéroportuaire du sud de l’île. Placé en redressement judiciaire depuis sept mois, l’aéroport est plombé par l’absence de dessertes commerciales pérennes. Pour maintenir la structure à flot, les moyens humains ont été réduits : les effectifs sont déjà passés de 63 à 50 salariés et devraient atteindre 45 d'ici à la fin de l’année. “Le coût de la masse salariale descendra ainsi sous la barre du million d’euros en 2026, soit un montant équivalent à avant 2024”, a précisé Patrice Thien Ah Koon à la sortie de l’audience.
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L’audience de ce mardi avait surtout pour but de prolonger la période d’observation jusqu’au 25 février prochain. Vendredi dernier, le comité syndical a également validé le cadre de l’appel à projets, censé relancer l’activité de l’aéroport de Pierrefonds.
L’ancien directeur conteste la procédure
L’audience de ce mardi a aussi été l’occasion pour l’ancien directeur de l’aéroport, Didier Prugnières, de déposer des conclusions par l’intermédiaire de son avocat, Me Jérôme Maillot. L’objectif : demander l’annulation de l’ouverture du redressement judiciaire. Selon le conseil, la situation du SMP relève du tribunal administratif et non du tribunal de commerce. L’ancien directeur conteste également son licenciement, se référant à une procédure de droit privé. Ces demandes seront examinées par la justice le 27 janvier prochain.
En attendant, l’aéroport fonctionne grâce aux fonds publics. Une contribution exceptionnelle au syndicat mixte de Pierrefonds pour l’exercice 2025 d'un montant de 500.000 euros a ainsi été votée ce mardi en fin de journée en conseil communautaire de la CIVIS. “Plus d’1,7 million d’euros cette année en contribution pour un aéroport qui ne fonctionne pas”, a calculé Stéphano Dijoux, vice-président du SMP et élu également à la CIVIS. Pour lui, “il y a une réflexion à avoir. On ne peut pas faire à fonds perdus. Ni la Région ni le Département n’ont versé de subventions exceptionnelles alors que les intercommunalités ont fait des efforts. On donne ce qu’on n’a pas”, a conclu l’élu, certain “des sacrifices à faire” dans un futur proche.


