Vigilance fortes pluies et orage à Mayotte
Météo France annone que des cellules orageuses pourraient transiter à proximité ou sur Mayotte entre mardi soir et mercredi matin. Une vigilance fortes pluies et orage de niveau jaune a été émise.
Météo France annone que des cellules orageuses pourraient transiter à proximité ou sur Mayotte entre mardi soir et mercredi matin. Une vigilance fortes pluies et orage de niveau jaune a été émise.
Ambdilwahédou Soumaïla, le maire de Mamoudzou, a qualifié de "terroristes" les auteurs de violences qui secouent Mayotte depuis une dizaine de jours, ce matin sur France Info.
Le collectif Ré-MaA appelle "à une véritable prise de conscience des autorités et de la population" sur la situation à La Réunion.
Les incendies et les caillassages se sont poursuivis pendant la journée d'hier à différents endroits de l'île en proie à de nombreux affrontements entre bandes rivales mais aussi à des actes de délinquance gratuits. Le RAID devrait débuter ses interventions aujourd'hui.
Les autorités et les élus de l'île aux Parfums tirent la sonnette d'alarme car les habitants ont des difficultés à s'approvisionner en eau.
Je connais personnellement Denis Herman, le rédacteur en chef des Nouvelles de Mayotte. Il n'a rien d'un va-t-en guerre. C'est pourquoi j'ai été interpellé en lisant son éditorial vendredi dernier dans lequel il dressait un tableau plus qu'alarmant de la situation dans l'archipel. Mayotte s'enfonce dans une sorte de "haïtisation" où des gangs font régner le terreur et il réclamait de Paris l'intervention de la Légion étrangère basée sur Petite Terre, avec autorisation de tirer sur les émeutiers.
C'est vrai que je lis tous les jours les informations en provenance de l'ile aux Parfums. Je constate moi aussi la montée de la violence exercée par des hordes de jeunes. Mais de là à tirer à balles réelles sur les émeutiers, il y a un pas...
A l'origine, ceux qui volaient et faisaient régner la terreur à Mayotte étaient de jeunes migrants clandestins en provenance des Comores. Des mineurs qui soit ont débarqué seuls, soit étaient accompagnés mais dont les parents ont été expulsés et renvoyés dans leur ile d'origine. La législation française est ainsi faite qu'on ne peut pas expulser des mineurs mais qu'on peut le faire pour leurs parents. Voilà comment on crée un problème qui tend chaque jour qui passe à devenir plus insoluble car si les mineurs deviennent un jour majeurs, après plusieurs années de méfaits, leurs bandes ont entre-temps été rejointes et gonflées de nouveaux très nombreux arrivants.
Je lisais il y a quelques jours la réaction d'un responsable mahorais qui disait : "Auparavant ils caillassaient les bus, maintenant ils les attaquent à coups de chombos". Tandis que la députée Estelle Youssouffa déclarait de son côté : "Moins il y a de sécurité, plus la population prendra le sujet en main et se fera justice elle-même. On est dans une situation à Mayotte où on va basculer dans la guerre civile".
J'ai décidé de publier cet édito de Denis Herman, avec son aimable autorisation, non pas parce que je suis d'accord avec sa proposition de faire intervenir la Légion étrangère et qu'elle soit autorisée à tirer à balles réelles sur les émeutiers, mais pour que les lecteurs de Zinfos puissent prendre la mesure de la situation insurrectionnelle qui sévit dans ce département français situé à 1.500km de La Réunion. Et de l'exaspération de ses habitants.
A noter que le gouvernement semble avoir en partie pris conscience du problème puisqu'il vient d'annoncer ce soir l'envoi du RAID à Mayotte. Reste à savoir si le remède sera suffisant, tant le mal semble profond.
Pierrot Dupuy
De nouveaux affrontements entre bandes rivales ont éclaté ce week-end à Mayotte. Le Gouvernement a annoncé l'envoie d'une équipe d'une dizaine de policiers du RAID, une unité d'élite.
Un drame s'est produit ce samedi lors d'un événement à la plage de Bandrélé.
Ouangani a été le théâtre de violents affrontements entre bandes dans la soirée de ce samedi.
Les îles font partie des territoires les plus exposés aux conséquences de ce réchauffement. Entre la hausse de température, ainsi qu’une augmentation du niveau de la mer depuis 2015, les experts tirent la sonnette d’alarme.