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À La Réunion, des délais de paiement plus courts qu’ailleurs dans l’Outre-mer

Ecrit par J.D. – le lundi 29 septembre 2025 à 06H11

Les entreprises réunionnaises sont réglées en moyenne à 39 jours et paient leurs fournisseurs en 46 jours. Des délais parmi les plus favorables des départements et collectivités d'outre-mer (DCOM), alors que d’autres territoires restent largement au-dessus des normes métropolitaines.

Le dernier rapport annuel de l’Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) sur les délais de paiement confirme que La Réunion se situe dans une position relativement favorable au sein des Outre-mer. En 2023, les entreprises de l’île ont été payées en 39 jours, soit un jour de moins que l’année précédente, et ont réglé leurs fournisseurs en 46 jours. Ces niveaux, bien qu’encore supérieurs à ceux constatés dans l’Hexagone (30 et 37 jours), demeurent les plus proches de la moyenne nationale parmi les départements ultramarins.

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Ailleurs en Outre-mer, c'est encore plus compliqué

Ailleurs, la situation est plus contrastée. En Guadeloupe, les délais clients s’élèvent à 41 jours et les fournisseurs sont réglés en 48 jours. La Martinique reste dans la même fourchette avec 42 jours côté clients et 49 jours côté fournisseurs. En revanche, la Guyane affiche des délais nettement plus longs, dépassant 50 jours de part et d’autre. Mayotte concentre les difficultés les plus marquées : les fournisseurs y sont payés en 61 jours, au-dessus du seuil légal, tandis que les délais clients atteignent 59 jours.

Ces écarts territoriaux se retrouvent dans les secteurs d’activité. La construction et le soutien aux entreprises continuent de dépasser le plafond réglementaire de 60 jours, avec des paiements clients qui s’étirent jusqu’à 62 et 68 jours respectivement. Les transports ne respectent pas non plus le délai spécifique de 30 jours fixé par la loi puisqu’ils paient leurs fournisseurs en près de 50 jours. À l’opposé, le commerce et l’hébergement-restauration bénéficient de règlements plus rapides, qui allègent leur trésorerie.

Si la loi de modernisation de l’économie fixe une limite de 60 jours, un quart des entreprises ultramarines subissent encore des retards de paiement, représentant un manque de trésorerie estimé à plus de 700 millions d’euros. Dans ce contexte, La Réunion fait figure de « bon élève » comparée aux autres DCOM, mais reste, comme l’ensemble de l’Outre-mer, en décalage avec la métropole.

Etiquettes : Entreprises | IEDOM

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