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Saint-Louis-Gate : Sept mois après les élections législatives, le N°2 du gouvernement mauricien révoqué


Une firme épinglée par la Banque africaine de développement pour mauvaises pratiques et c’est la tempête à Maurice sur le Central Electricity Board, le ministère des Services publics et le gouvernement mauricien.

Par E. Moris - Publié le Samedi 27 Juin 2020 à 11:17 | Lu 786 fois

Ces révélations, et pour cause, ont eu l'effet d'une bombe, sept mois seulement après les élections législatives. Démis de ses fonctions par le président de la République, à la demande du Premier ministre, Ivan Collendavelloo réclame pour sa part la présomption d'innocence. 

Tout commence par un rapport de la BAD critique envers Burmeister & Wain Scandinavian Contractor. Le rapport dit, en substance, que des preuves ont été apportées montrant que Burmeister & Wain, aurait « récompensé financièrement des membres de l’administration mauricienne et d’autres, à travers l’intermédiaire de tierces personnes, pour obtenir des informations confidentielles relatives à l’appel d’offres ».

Le ministre de l'Énergie et des services publics, Ivan Collendavelloo, a été révoqué, le 25 juin 2020, pour son implication présumée dans le dossier de corruption concernant les travaux de modernisation de la centrale électrique de Saint-Louis. 

Il n'est pas le seul homme politique, dont le nom apparaît dans le rapport de la Banque africaine de développement. Il est également question de Paul Bérenger, le leader du MMM, de deux courtiers dont Bertrand Lagesse, de Philippe Hao Tyn Voon de la firme Pad&Co et Shamshir Mukoon, ancien general manager du CEB.

La société Pad&Co est gérée par Philippe Hao Thyn Voon, président du comité olympique et Alain Hao Thyn Voon son fils. Pad&Co semble être un acteur majeur dans le secteur de la construction à Maurice et également dans les petits souliers du gouvernement. Une descente de l'Icac a eu lieu hier, vendredi 26 juin dans les locaux de la firme et le domicile de Philippe Hao Thyn Voon.

Cité dans le scandale de la Centrale de St-Louis, le gouvernement invite Paul Bérenger à démissionner.

Selon le rapport de l'Office of Integrity and Anti-Corruption de la BAD, concernant les allégations de corruption entourant le projet d'installation de quatre turbines et d'aménagement à la centrale thermique de St-Louis, « les conclusions sont très sérieuses », a déclaré le Premier ministre. 

La réaction du leader du MMM, Paul Bérenger cité dans ce scandale était très attendue. 

Pour lui, c’est une tentative de traîner des gens dans la boue ! Paul Bérenger soutient que personne ne va croire qu’il est impliqué, d’une certaine façon ou d’une autre, dans cette histoire. Le leader du MMM a souligné que tout au long de l’affaire de la Centrale St Louis, le MMM a réclamé la démission de Collendavelloo et l’institution d’une commission d’enquête, présidée par un juge. 

Les ministres Lesjongard, Gobin et Hurreeram étaient en conférence de presse hier vendredi. Le moins qu'on puisse dire en les écoutant, c'était un procès en bonne et dû forme contre Paul Bérenger, qu'ils invitent d'ailleurs à prendre ses responsabilités.

Et se demandant perfidement si mardi prochain au parlement, l'opposition demandera la démission de Paul Béranger, comme ce fut le cas pour Ivan Collendavelloo.


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