Monsieur le Préfet le Tram-train !

Je veux le tram-train tout de suite, pas dans huit jours, pas d’taleur c’est tout d’suite que je le veux. Pour manger pénard dans le wagon restaurant en fumant un pétard quand je me rends en balade à Saint Denis.
Didier Robert a anéanti le projet du tram-train par pure démagogie allant dans le sens de pensée des tarés de 4x4. Des incultes aux idées rétrogrades qui disent :
- Y’avait pas de tram-train avant et on vivait bien quand même !
Vrai que le tram-train y’en avait pas, mais y’avait un vrai train et c’était bien mes amis !
Je n'ai pas les chiffres mais la perte financière des études de ce projet est considérable. Robert claironnait à l'époque que le tram-train coûterait trop cher. Pour l’instant c’est lui qui coûte cher aux Tamponnais. Incohérence du nouveau président de la région puisque dans pareil cas c’est l’Europe qui finance. Pour remplacer l’idée merveilleuse du tram-train, il voulait mettre 6000 bus en circulation qui fument du gas-oil à tout va. J’en vois passer des autos-car tous les jours mais il y a personne dedans. Les gens sont tous agrippés au volant de leur bagnole. Transpirants la bouche ouverte asphyxiés par la chaleur tropicale mes aïeux.
Au résultat de son élection à la région, la maman à Didi n’était pas peu fière de son fiston, sa réussite. Aujourd’hui, je lui demande d’intervenir dans les médiats pour dire ce qu’elle pense de la situation. Et où qu’il est le pognon gavaillé* ?
Quand le fils à maman est interrogé à la radio, l’enfant prodigue se met à bégayer, il fait des :
- je…je… je… Il ne faut pas écouter ces racontars de caniveau ! Dit-il effrontément.
Il accuse la Cour des Comptes de racontar de caniveau. Il a un toupet phénoménal à toute épreuve ce bonhomme. Le plus troublant c’est que les autorités concernées ne disent mot.
J’aimerai que le préfet donne sont avis sur ces histoires de gabegie de dizaines de millions d’euros pendant que le prolo trime comme un con. Ça commence à bien faire et ça commence à faire beaucoup, vous ne croyez pas monsieur le préfet.
Gilles Bayet
Gavaillé*. Agent dépensé n’importe comment (Patois normand)


