Le dialogue social en "terrain miné" dans les instances

Nous avons constaté à travers la presse que les organisations syndicales ont dénoncé le manque de dialogue social et le non respect des textes dans les instances de la part des représentants de l’Etat à La Réunion.
La FCPE confirme cet état de fait car l’autorité académique ne transmet pas aux fédérations de parents d’élèves les documents d’informations. Et bien souvent, ils ne respectent pas les délais de convocations, les règles et les procédures de transmission de documents préparatoires.
A titre d’exemples :
- Sur deux années consécutives dans les commissions d’appel orientation du second degré, les suppléants n’ont pas été désignés qui pourtant sont obligatoires dans les textes règlementaires,
- le Congé de représentation en faveur des représentants les parents d’élèves est bafoué au Conseil académique de l’éducation nationale (CAEN), etc…
De plus en plus dans certains collèges et lycées, les procédures dans les conseils d’administration, conseils de discipline et conseils de classe sont bafouées au vu des délais exigés par l’administration.
Les instances académiques sont assimilées à des chambres d’enregistrement où les avis des membres élus qui les composent ne comptent pas et où les décisions sont déjà prises à l’avance.
Il est à rappeler qu’une des missions de l’école est aussi de participer à la formation des élèves à la citoyenneté. Mais si les responsables nommés et chargés de faire respecter les lois de la République, (missions qui leurs incombent), ne les respectent pas, alors comment exiger le respect de ceux-ci de la part des élèves et de leurs parents dans les établissements scolaires?
La FCPE rappelle que La Réunion est un département français où les lois de la République doivent pleinement s’appliquer. Elle ne saurait accepter un traitement différent de ceux des départements de l’hexagone. Ou sinon à croire que nous sommes un département de laboratoire où tout est permis.
La FCPE exige que les conditions du dialogue social soient à la hauteur du partenariat envisagé et demandé aux interlocuteurs.
La FCPE demande le respect de nos enfants, raison d’être du système éducatif ainsi que leurs parents, co-éducateurs.
La FCPE demande aux sénateurs, aux députés et aux élus, d’interpeller les autorités de l’Etat sur le non respect du droit et des représentants élus démocratiquement.
Jean Odel OUMANA
1er Vice-président FCPE CDPE 974
Chargé de communication
& des relations institutionnelles.


