Arast, arrêtons les dégâts !

Nous prenons acte que Mme Dindar, Présidente du Conseil général de la Réunion, par communiqué de presse transmis hier à tous les médias de l’Ile de La Réunion, propose de faire une "avance de 50% des indemnités de licenciement pour l’ensemble des anciens salariés de l’ARAST non encore indemnisés, sous réserve d’accord des AGS" ;
> Nous regrettons que cette proposition (après 3 versions différentes !) enfin clairement conforme à l’article L 1234-9 du Code du Travail et au respect du Droit, disposition d’ordre public, n’intervienne qu’après deux ans de lutte syndicale et citoyenne, dont le point ultime aura été la mise en danger de la santé de six grévistes de la faim ;
> Nous condamnons l’irresponsabilité politique de la Présidente du Conseil général qui part en vacances en Thaïlande le 28 décembre 2011 alors que la grève de la faim avait déjà commencé depuis sept jours ;
Nous condamnons les propos diffamatoires tenus depuis son retour par la Présidente du Conseil général et son équipe, niant la véracité de la grève de la faim des six grévistes ;
Nous condamnons l’inhumanité de la Présidente du Conseil général qui fait passer ses ambitions personnelles au lieu d’agir en bonne administratrice de la Collectivité compétente en matière sociale ;
Nous condamnons l’accaparement de postes d’élus et d’administrateurs aux mains de quelques représentants cumulards afin de mettre les citoyens dans un état de dépendance financière personnelle ;
> Nous exigeons que la proposition du Conseil général soit suivie des signatures nécessaires par les parties concernées , la validant d’urgence, car des atteintes physiques irréversibles peuvent désormais survenir sur les personnes de Carmen Allié, Mimose Libel, Paul Junot et Patrick Fary. Effectivement, dans cette attente, nos quatre camarades maintiennent leur décision de poursuivre leur action.
A défaut, la responsabilité personnelle de l’exécutif du Conseil général et collective des AGS seront engagées pour non assistance à personne en danger.
Le FDG974 répondra toujours présent pour militer aux côtés des salariéEs oppriméEs qui n’arrivent plus à finir leur fin de mois et qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants ; Voilà la vraie Urgence Sociale, et le Conseil Général est incompétent pour y répondre...
Le Conseil Politique du FDG974


