Ce qui change au 1er septembre 2026

Le mois de septembre apporte son lot de nouveautés pour les Français. Arrêts de travail désormais plafonnés, nouvelles règles d’indemnisation après une rupture conventionnelle, évolution du calcul des retraites, facturation électronique ou encore nouvelle aide pour les voitures électriques d’occasion : plusieurs mesures entrent en vigueur ce mardi 1er septembre.
La rentrée ne concerne pas uniquement les écoliers. Plusieurs changements réglementaires, sociaux et économiques entrent en vigueur à compter de ce mardi 1er septembre 2026 et vont modifier le quotidien de nombreux Français.
Parmi les principales nouveautés figurent un encadrement de la durée des arrêts maladie, une réduction de la durée d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle ou encore des dispositions plus favorables à certains parents pour leur retraite.
La durée des arrêts maladie désormais plafonnée
C'est l'un des principaux changements de cette rentrée. La durée des arrêts de travail prescrits par les professionnels de santé est désormais plafonnée.
Désormais, un premier arrêt maladie ne pourra en principe pas dépasser 31 jours. En cas de prolongation, celle-ci sera limitée à 62 jours.
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Ce plafond ne signifie toutefois pas qu'un salarié malade devra nécessairement reprendre le travail une fois ce délai atteint. Un professionnel de santé pourra prescrire un arrêt au-delà de ces durées s'il estime que l'état de santé du patient le nécessite.
Cette mesure, inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale, intervient alors que le nombre d'arrêts de travail a fortement progressé ces dernières années.
Moins de chômage après une rupture conventionnelle, sauf en Outre-mer
Autre changement important pour les salariés : les règles d'indemnisation chômage évoluent pour les personnes quittant leur entreprise dans le cadre d'une rupture conventionnelle.
Pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, la durée maximale d'indemnisation passe à 15 mois, contre 18 mois jusqu'à maintenant, soit trois mois de moins.
La durée est également réduite pour les plus de 55 ans. Elle est désormais fixée à 20,5 mois, soit une baisse de 2,5 mois pour les 55-56 ans et de 6,5 mois pour les personnes de 57 ans et plus. A contrario, la durée de l'indemnisation est revue à la hausse dans les départements d'Outre-mer
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La rupture conventionnelle, créée en 2008, permet à un employeur et à un salarié de mettre fin d'un commun accord à un contrat à durée indéterminée tout en permettant au salarié, sous certaines conditions, de bénéficier de l'assurance chômage. Plus de 500.000 ruptures conventionnelles sont en moyenne enregistrées chaque année.
Des changements pour la retraite des parents
Certaines règles deviennent en revanche plus favorables aux futurs retraités ayant eu des enfants.
Jusqu'à deux trimestres accordés au titre de la naissance, de l'adoption ou de l'éducation d'un enfant pourront désormais être pris en compte pour remplir les conditions permettant de bénéficier du dispositif de départ anticipé pour carrière longue.
Une évolution qui devrait notamment profiter à certaines femmes ayant commencé à travailler jeunes mais dont la carrière a été interrompue ou ralentie par la naissance et l'éducation de leurs enfants.
Le calcul du salaire annuel moyen servant à déterminer la retraite de base évolue également pour les parents. Au lieu de retenir les 25 meilleures années de carrière, le calcul s'effectuera sur les 24 meilleures années pour les parents ayant un enfant et sur les 23 meilleures années à partir de deux enfants.
La facturation électronique franchit une nouvelle étape
La rentrée marque également une évolution importante pour les entreprises. Toutes devront désormais être en mesure de recevoir leurs factures par l'intermédiaire d'une plateforme électronique agréée.
Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront également émettre leurs factures sous forme électronique dès ce 1er septembre.
Pour les autres entreprises, l'obligation d'émission interviendra au 1er septembre 2027. Cette réforme doit notamment permettre de simplifier les échanges entre entreprises et de faciliter la détection de la fraude à la TVA.
Une nouvelle aide pour les voitures électriques d'occasion
Une nouvelle aide destinée à favoriser l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion entre également en vigueur.
Pour être éligible, le véhicule devra notamment être 100 % électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et être acheté ou loué auprès d'un professionnel habilité. L'état de la batterie sera également pris en compte.
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Cette aide sera financée par le mécanisme des certificats d'économies d'énergie (CEE). Son montant pourra varier selon l'opérateur auprès duquel la demande sera effectuée.
PFAS : principe de pollueur-payeur
Le principe de « pollueur-payeur » entre en vigueur le 1er septembre pour les PFAS, cette grande famille de milliers de substances chimiques synthétiques, appelées substances per- et polyfluoroalkylées.
Tout industriel dont les usines rejettent de manière significative ces « polluants éternels » dans l’eau devra s’acquitter d’une redevance de 100 euros par cent grammes, conformément à la loi du 27 février 2025.
Le téléphone en sourdine
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À ces changements s'ajoute également une nouveauté dans les établissements scolaires : l'interdiction du téléphone portable, déjà applicable de la maternelle au collège, est étendue aux lycées lors de cette rentrée. Les appareils devront être éteints et rangés dans les sacs ou les casiers.
Les carburants repartent à la hausse à La Réunion
Enfin, à La Réunion spécifiquement, les automobilistes devront composer avec une “hausse sensible” des prix des carburants à compter de ce 1er septembre, après plusieurs mois d'accalmie.
Le litre de sans-plomb passera de 1,78 à 1,83 euro, soit une hausse de 5 centimes. L'augmentation sera beaucoup plus importante pour le gazole, dont le prix maximal grimpera de 1,55 à 1,68 euro le litre, soit 13 centimes supplémentaires. Pour un plein de 50 litres, cela représente un surcoût de 6,50 euros.


