"Elle a de la chance que je ne sois pas un tueur de femmes" : 18 mois ferme pour une gifle et des boucles d’oreilles arrachées à son ex à Sainte-Clotilde

Un Dionysien d’une trentaine d’années a été condamné pour des violences commises sur son ex-compagne, croisée dans un bar du Chaudron le 19 avril.
Le prévenu qui se présente à la barre des comparutions immédiates de Saint-Denis ce lundi 4 mai ne s’embarrasse pas de l’image donnée au tribunal. Insolent avec la présidente et la procureure, le regard menaçant avec l’avocat de la partie civile, le trentenaire n’en démord pas : sa victime l’a bien cherché.
Le 19 avril au soir, une jeune femme arrive avec un ami dans un bar du Chaudron pour boire un verre. Mais elle a le malheur de croiser celui qui a été son compagnon pendant douze ans. Une relation émaillée de violence, et à laquelle elle avait réussit à mettre un terme.
Mauvaise rencontre
Quand il reconnaît son ex-compagne, le trentenaire tient absolument à lui offrir un verre. Comme elle refuse, l’homme s’agace. Il se montre assez menaçant pour faire fuir l’ami de la jeune femme. Et quand celle-ci tente de quitter les lieux, il la suit dans les rues sombres en réclamant un rapport sexuel.
La scène va s’accompagner de son lot de violence : assénant une grosse gifle à la jeune femme, il va jusqu’à lui arracher les deux boucles qu’elle porte à une oreille et lui dérobe son téléphone portable. « Elle m’a trompé plein de fois » se justifie le prévenu. « Elle a de la chance que je ne sois pas un tueur de femme » lance-t-il, provocateur.
Lire aussi : Prison ferme pour un récidiviste qui mord son ex-compagne et sa fille
Le prévenu évacué de la salle
A l’énoncé de son casier judiciaire comportant de multiples condamnations, dont certaines pour violences sur conjoint, le prévenu s’agace encore. Et quand il perturbe la plaidoirie de la partie civile, la présidente finit par l’exclure de la salle. "Quand on voit son attitude à l'audience, on imagine la terreur qu'il a pu causer à ma cliente", souligne Me Mathieu Jorelle pour la victime.
Après délibéré, le Dionysien est condamné à la peine de 18 mois de prison ferme requise par le parquet. Placé sous mandat de dépôt, il a également l’interdiction d’entrer en contact avec la victime pour une durée de trois ans.


