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Violences conjugales : prison ferme pour un récidiviste qui mord son ex-compagne et sa fille

Ecrit par L.C – le jeudi 30 avril 2026 à 06H03

Lors de l'audience de comparution immédiate du mercredi 29 avril, un homme est jugé pour avoir fait subir des violences à son ex-compagne et à sa fille, en plus d'être en état de récidive légale.

Retour en février dernier : les forces de l'ordre sont appelées par une mère de famille, qui dit avoir subi des violences de la part de son ex-compagnon. Intervention de la police, qui interpelle, non sans injures à leur égard, Dany N., un trentenaire.

Entre les noms d'oiseaux qui fusent et son état d'agitation, l'homme réfute toute attitude physiquement violente contre son ex-compagne. Interrogée, cette dernière décrit une soirée cauchemardesque.

Morsure à deux reprises

Dans la soirée, alors que les enfants s'amusent, la victime leur intime d'arrêter en haussant le ton. Une situation qui ne plaît pas à Dany N., qui commence à se montrer agressif envers la mère de famille. Cette dernière, consciente de la dangerosité dont l'homme peut faire preuve, se réfugie dans sa chambre.

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Fermant la porte derrière elle, Dany N. parvient finalement à l'enfoncer et se saisit de madame par le bras. Là, devant les enfants, il la traîne jusque dans le séjour. Il lui tire les cheveux, l'étrangle et finit même par la mordre.

Dans un coin de la pièce, leur fille, âgée de 6 ans, a le malheur de pleurer : une situation qui crispe la frustration de son père, qui, à son tour, la mord à la lèvre inférieure.

Une interdiction de rentrer en contact

C'est ainsi que les forces de l'ordre vont être contactées et intervenir. En garde à vue, Dany N. réfute tous faits de violences à l'égard des victimes. Or, il s'avère que l'individu était sous une mesure judiciaire, l'empêchant de paraître au domicile de madame et, surtout, d'entrer en contact avec elle.

Cette décision, rendue en mai 2025, est censée toujours être active. Alors comment se fait-il que Dany N., précédemment condamné pour des faits de violences conjugales contre la même victime, se retrouve chez elle ? Des éléments de réponse sont apportés lors de l'audience.

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Lui explique vivre là car il n'avait nulle part où aller, et souhaitait voir ses enfants. Madame explique qu'effectivement, après la sortie de détention de Dany N., une rupture amoureuse l'a poussé à la rue. C'est vers elle qu'il s'est tourné pour retrouver un toit, en la menaçant de coopérer sous peine que l'homme lui enlève ses enfants.

Plusieurs mois avant les faits, la victime parle de "violences psychologiques". Lors de la visite médicale post-interpellation notamment, le certificat médical va venir corroborer les dires de la femme, en laissant apparaître des traces de coups antérieurs à février 2026...

Un dossier "tristement banal"

Ainsi, à la barre, Dany N. va aujourd'hui, mercredi 29 avril, reconnaître l'entièreté des faits. Mais le problème, c'est que l'on n'en apprend pas plus sur son passage à l'acte. Il répond de façon laconique aux questions de la présidente et s'agace même quand on essaye de creuser un peu plus.

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Les parties civiles, à savoir la mère et sa fille, demandent des dommages et intérêts à son encontre. Dans son réquisitoire, le ministère public déplore un dossier "tristement banal" et rappelle le nombre de cas de violences conjugales traités lors des audiences. Estimant que Dany N. a non seulement violé ses obligations, instauré un climat de terreur au sein du foyer, il n'a, en plus, pas saisi la peine prononcée en mai 2025.

Elle requiert donc une peine de 12 mois d'emprisonnement et la révocation de son sursis probatoire à hauteur de trois mois. Une décision qui sera finalement suivie par le tribunal.

Etiquettes : Violences conjugales

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