Après 20 ans "d’impunité", l’oncle pervers de Sainte-Rose condamné à quatre ans ferme

Pendant près de 20 ans, ce Sainte-Rosien aujourd'hui âgé de 62 ans avait abusé de fillettes de son entourage, protégé par une forme d’omerta familiale. Il vient d’être condamné en appel à quatre ans de prison.
Le soulagement pour les victimes, après des années de silence et d’attente angoissée. Jeudi 12 février, la cour d’appel a condamné un Sainte-Rosien de 62 ans à quatre ans de prison ferme pour des agressions sexuelles commises sur une dizaine de fillettes de sa famille ou de son entourage. Absent à la lecture du délibéré, l’homme fait également l’objet d’un mandat d’arrêt.
L’épilogue d’une affaire qui s’étend sur près de 40 ans, l’homme ayant commencé à sévir dès 1985 et continué jusqu’en 2003. Mais il aura fallu attendre 2022 pour que l’une des petites filles abusées, devenue une adulte dépressive, brise le silence. Entraînant les révélations en cascade de onze autres jeunes femmes de ce cercle familial.
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"Omerta familiale"
Rattrapé par la justice, condamné en 2024 à quatre ans de prison dont trois avec sursis, l’homme avait été rejugé en octobre dernier sur appel du parquet, estimant la sanction trop clémente eu égard à la nature des faits.
"Ni l’ancienneté des faits ni cette impunité de 20 ans n’enlèvent leur gravité" avait soutenu l’avocate générale Emmanuelle Barre, réclamant une peine de six ans de prison.
Pendant près de vingt ans, celui que ces fillettes âgées appelaient "Tonton" avait en effet pu agir en toute impunité, protégé par une sorte "d’omerta familiale", dénonçait encore le parquet général.
Reconnu coupable pour dix des plaignantes, l’oncle qui s’est défendu en évoquant "un complot", devra donc effectuer une peine d’emprisonnement ferme.


