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Saint-Leu : il force le passage avec sa voiture, percute un piéton avec son rétroviseur puis le frappe

Ecrit par G.D. – le dimanche 21 décembre 2025 à 18H04
Photo d'illustration

Un homme a été jugé mardi 16 décembre par le tribunal de police de Saint-Pierre pour des violences. En janvier dernier, il avait frappé un piéton après avoir forcé le passage dans une ruelle étroite.

Lorsque Louis* sort de chez lui le 6 janvier 2025, il ne s'attend pas à se retrouver à la gendarmerie une demi-heure plus tard pour déposer plainte. Alors qu'il vient juste de fermer son portail et de mettre ses écouteurs, il marche dans sa ruelle étroite où, en raison des voitures stationnées, un seul véhicule peut passer de justesse.

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Alors qu'il marche, il entend un coup de klaxon. Il pense alors que c'est une connaissance qui le salue, mais il s'agit de Laurent, au volant d'un véhicule de location. Louis n'a même pas le temps d'aller s'insérer entre les voitures garées pour laisser le passage que Laurent passe de force. Son rétroviseur tape le bras de Louis.

Ce dernier crie et Laurent s'arrête. Louis se met à sa fenêtre pour demander des explications, mais reçoit un coup de poing au visage. Le fils de Laurent, âgé de 16 ans, essaie de se jeter sur lui, mais il parvient à le contrôler. C'est finalement l'arrivée de témoins qui mettra fin à la bagarre.

À la barre du tribunal, Laurent a une toute autre version. Selon lui, il l'a bien touché avec le rétroviseur, mais Louis aurait alors frappé son véhicule. Il affirme ensuite que c'est Louis qui a frappé le premier et que lui n'aurait porté aucun coup. Il admet juste avoir « mis une claque. Ça a juste fait tomber son casque, mais ça ne l'a pas touché ».

Face aux deux versions, les magistrats vont privilégier celle de Louis, qui a déposé plainte, plutôt que celle de Laurent, qui change entre son audition et l'audience et qui, de plus, ne correspond pas avec le témoignage de son fils. Louis ne savait pas au début du procès s'il voulait se constituer partie civile, mais face à « la mauvaise foi » de Laurent, il finit par demander 1 500 euros de dommages pour le préjudice moral.

« La victime a porté plainte immédiatement. Les traces de coups correspondent à ce qu'il décrit. Pour le prévenu, on relève des incohérences. Il reconnaît certains faits et les conteste en même temps. Il reconnaît tout juste une claque, mais dit que ce n'était pas violent. Il est assez véhément aujourd'hui, vous pouvez donc imaginer le jour des faits », argue la procureure, qui demande 600 euros d'amende, dont 300 avec sursis.

Finalement, le tribunal le condamne à 300 euros d'amende et à verser 200 euros de dommages à la victime.

*Prénom d'emprunt

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