Plaine-des-Palmistes : Johnny Payet conteste les accusations de l’opposition après le rapport de la CRC

Le maire de La Plaine-des-Palmistes, Johnny Payet, a publié un droit de réponse après les critiques de l’opposante Sophie Arzal sur la gestion municipale. Il accuse son adversaire d’instrumentaliser le rapport de la Chambre régionale des comptes et réfute toute irrégularité pénale.
La publication du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes sur la gestion municipale entre 2020 et 2025 continue de provoquer des réactions à La Plaine-des-Palmistes. Après les attaques de la conseillère d’opposition Sophie Arzal, qui évoquait une “banqueroute orchestrée” et une “gestion d’apparat”, le maire Johnny Payet répond à travers un communiqué officiel, accusant l’opposition d’alimenter une polémique infondée.
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Le premier magistrat de la ville affirme que les critiques formulées par ses adversaires politiques traduisent une “tentative d’instrumentalisation politique du Rapport d’Observations Définitives”. Il déplore que "le groupe d'opposition, qui brille par son absence aux travaux de l’assemblée, choisisse de stigmatiser et de calomnier l'action municipale en utilisant la saisine de la justice comme seul outil de communication politique.”
Des accusations pénales “catégoriquement rejetées”
Le maire réfute fermement les accusations de “manquements à la probité”, “détournement de fonds publics” ou “favoritisme” mises en avant par l’opposition. “En aucun cas ce rapport n'établit ou ne conclut à l'existence d'infractions pénales”, précise la municipalité, qui rappelle que seule la justice peut qualifier de tels faits. La mairie affirme être “à la disposition des autorités pour apporter toute la lumière si une enquête était effectivement ouverte” et annonce que la protection fonctionnelle sera accordée en cas de mise en cause d’agents ou d’élus.
Johnny Payet reproche également à l’opposition d’ignorer la réponse détaillée de la municipalité, annexée au rapport final, où les observations de la CRC ont fait l’objet d’éclairages et d’explications.
Des précisions techniques apportées par la mairie
Le maire apporte plusieurs éléments de réponse aux accusations jugées “infondées”. La municipalité explique que les “manquants en valeur” évoqués concernent “des tickets de carnets à souche antérieure au début de la mandature 2020-2026”, soulignant qu’ils “n’ont aucune valeur en numéraires et ne peuvent faire l’objet d’un échange, ni donner accès au service public concerné” en raison de l’abandon de la régie concernée, dont l'activité est à présent sous-traité à un prestataire extérieur.
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Concernant les soupçons de conflits d’intérêts dans certains recrutements, la mairie rappelle que “chaque recrutement est basé sur les seules compétences et les nécessités de service” et que les règles de la fonction publique ont été respectées.
Elle justifie également la renonciation à des pénalités dans un marché public, actée par délibération lors du conseil municipal du 13 décembre 2023, séance à laquelle l’opposition était absente. La commune précise que cette décision portait sur des “motifs mineurs” et que les travaux avaient été livrés dans les délais, estimant que l’opposition “aurait aimé qu’un contentieux s’engage” au risque de retarder davantage la mise en service de la piscine municipale.
La majorité assume ses choix et défend sa gestion
La municipalité rappelle qu’un plan d’action avait été engagé dès la phase d’instruction du rapport de la CRC pour renforcer les procédures et améliorer la fiabilité des comptes. Elle annonce que ce document sera présenté au prochain conseil municipal. Johnny Payet assure que l’équipe municipale reste “concentrée sur les actions menées pour faire avancer le territoire” et réaffirme l’objectif d’une “maîtrise rigoureuse des finances publiques”.
Le maire conclut en dénonçant une stratégie visant selon lui à “semer le doute et déstabiliser la gestion communale”, tout en réaffirmant que la majorité continuera d’agir “dans la transparence, la légalité et le respect des deniers publics”.


