Plaine-des-Palmistes : Sophie Arzal dénonce une “banqueroute orchestrée” après la publication du rapport de la CRC

À la suite de la publication par Zinfos974 du rapport de la CRC sur la gestion municipale entre 2020 et 2025, la conseillère de l’opposition et candidate au scrutin municipal dénonce une « gestion d’apparat » de la part de la majorité.
Son jugement est sans appel. Pour Sophie Arzal, “ce rapport constitue une preuve irréfutable de la gestion d’apparat, irresponsable et dangereuse menée par l’équipe en place. Ce que nous dénoncions en conseil municipal depuis cinq ans est désormais validé par les magistrats financiers : la situation de la commune est jugée critique”.
La conseillère départementale exprime “sa plus vive inquiétude”. À ses yeux, le rapport confirme “toutes les alertes lancées depuis le début du mandat concernant la dérive budgétaire et l'absence de pilotage stratégique de la majorité municipale”.
« Ce rapport constitue une preuve irréfutable de la gestion d’apparat, irresponsable et dangereuse menée par l’équipe en place. Ce que nous dénoncions en conseil municipal depuis cinq ans est désormais validé par les magistrats financiers : la situation de la commune est jugée critique », poursuit-elle.
Des investissements “colossaux” et “sans proportion”
Pour la candidate déclarée aux municipales 2026 à La Plaine-des-Palmistes, “sous couvert de combler un prétendu retard d’équipement”, la majorité a engagé des investissements colossaux (plus de 62,5 millions d’euros), “sans tenir compte de la capacité réelle de la commune à les absorber”.
Le rapport est “sans appel : la commune s’est engagée dans un volume d’investissement sans proportion avec ses capacités propres de portage”.
Et de citer plusieurs chiffres :
- En 2023, la capacité d’autofinancement devient négative.
- En 2024, le déficit d’autofinancement net atteint –7,19 millions d’euros.
- La dette explose à 19,3 millions d’euros, avec des charges d’intérêt de 410 000 euros.
“Ce n’est plus une fragilité, c’est une hémorragie financière”, tacle l’opposante. La CRC appelle à un “rééquilibrage entre ambition et soutenabilité financière” : “Cela signifie que les projets pharaoniques doivent cesser immédiatement”, lance-t-elle.
“Une désorganisation chronique”
Pour la conseillère municipale, “au-delà des chiffres, le rapport pointe une désorganisation chronique” des services municipaux :
- “Insincérité budgétaire : la CRC évoque un “risque” sur les résultats 2024, mettant en doute la fiabilité des chiffres transmis”.
- “Déficit de compétence : absence de directeur financier titulaire depuis 2023, recours massif aux emplois aidés, procédures non fiabilisées”.
“Comment piloter une telle masse d’investissement sans un service structuré, compétent et pérenne ? C’est une mise en danger de la commune”, juge l’élue.
La piscine municipale, “l’illustration parfaite”
Elle pointe notamment la piscine municipale, “qui incarne l’absurdité de cette gestion : coût final 12,6 millions d’euros TTC, soit plus du double du budget initial, dépenses de fonctionnement en 2024 : 403 000 euros, recettes encaissées : zéro, faute de régie opérationnelle. L’illustration parfaite d’une politique de l’image au détriment du bon sens et de la durabilité”.
Les “exigences” de l’opposition
L’opposante “exige” :
- La fin de “l’ambition démesurée” : adoption immédiate de la “démarche prudentielle” recommandée par la CRC.
- La “transparence totale” : mise en place d’un contrôle interne, audit des procédures, identification des responsabilités.
- Le “rétablissement des comptes” : priorité au retour à une capacité d’autofinancement et à l’apurement des 910 000 euros de restes à recouvrer.
Elle regrette que les élus municipaux “n’ont toujours pas été destinataires du rapport de la Chambre régionale des comptes. Nous nous réservons donc le droit de nous exprimer plus largement et plus précisément dès que ce document nous sera officiellement transmis”.
“Restaurer la confiance”
“Notre commune mérite une gestion responsable, transparente et tournée vers l’intérêt général. Nous refusons que les Palmiplainois(es) paient le prix d’une politique de prestige sans lendemain. Le groupe La Plaine des Possibles continuera de se battre pour restaurer la confiance, l’équilibre budgétaire et la dignité de notre gouvernance locale”, conclut Sophie Arzal.


