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"Le maintien de cet engagement de l'État est indispensable" : pourquoi La Réunion ne doit pas perdre des financements essentiels au handicap et aux personnes âgées

Ecrit par L-H.T – le jeudi 4 juin 2026 à 16H13
Cyrille Melchior (photo : Alexandre Robert)

Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, le président du Département de La Réunion, Cyrille Melchior, s'inquiète des restrictions budgétaires touchant la Ligne Budgétaire Unique (LBU). Il redoute un coup d'arrêt pour plusieurs projets destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap.

La bataille budgétaire se joue aussi loin des projecteurs. Dans une lettre adressée le jeudi 4 juin au Premier ministre, Cyrille Melchior s'inquiète des conséquences des restrictions envisagées autour de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal outil de financement de nombreuses opérations de logement et d'hébergement dans les territoires ultramarins.

Pour le président du Département, les conséquences pourraient être particulièrement lourdes à La Réunion.

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Dans son courrier, il rappelle que la LBU constitue "un levier déterminant" pour faire émerger des projets destinés aux publics les plus vulnérables, notamment les personnes âgées en perte d'autonomie et les personnes en situation de handicap.

L'élu insiste sur les retards structurels dont souffre déjà le territoire.

Selon les chiffres cités dans sa lettre, La Réunion ne dispose que de 44 places médicalisées en Ehpad pour 1.000 habitants âgés de plus de 75 ans, contre 103 dans l'Hexagone. Pour les adultes en situation de handicap, le taux global d'équipement en établissements et services médico-sociaux atteint seulement 6 %, contre 10,3 % au niveau national.

Maintien du lien social

Des écarts qui se traduisent concrètement, selon lui, par des listes d'attente importantes, des ruptures de parcours, un maintien à domicile parfois subi faute de solutions adaptées, ou encore l'épuisement des aidants familiaux.

Dans ce contexte, Cyrille Melchior estime qu'une réduction des crédits consacrés à l'habitat inclusif et à l'hébergement adapté constituerait "un coup d'arrêt" à plusieurs projets essentiels pour le territoire.

"Ces projets répondent non seulement à des besoins d'accompagnement et de protection, mais participent également au maintien du lien social, à la prévention des ruptures de parcours et au développement d'une offre intermédiaire innovante entre le domicile et l'établissement spécialisé", écrit-il.

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Le président du Département demande ainsi au gouvernement de sanctuariser l'enveloppe consacrée à ces projets afin de garantir leur poursuite et de permettre à La Réunion de rattraper une partie de son retard dans le secteur médico-social.

"Le maintien de cet engagement de l'État est indispensable", insiste-t-il, estimant qu'il s'agit d'une condition essentielle pour sécuriser les porteurs de projets et répondre aux besoins croissants de la population réunionnaise.

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