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Condamné à dix ans pour la mort d’un piéton au Bocage, le chauffard renonce à son appel

Ecrit par S.G. – le jeudi 9 octobre 2025 à 16H16

Condamné à dix ans de prison pour avoir fauché un piéton le 11 août 2024 à Sainte-Suzanne, le chauffard qui avait fait appel a finalement renoncé, au soulagement de la famille de la victime.

Enfin l’épilogue judiciaire d’un effroyable drame de la route. Condamné le 20 juin dernier à dix ans de prison pour avoir mortellement fauché un piéton à Sainte-Suzanne, le chauffard qui avait fait appel s’est finalement désisté à l’audience prévue jeudi 9 octobre.

Lire aussi : Le chauffard de Sainte-Suzanne condamné à 10 ans de prison

Le patriarche fauché pendant une fête de famille

« Un soulagement pour la famille, qui a vu la victime mourir sous ses yeux et qui va enfin pouvoir faire son deuil » a commenté Me Aurélien Rochambeau, l’avocat des 17 parties civiles ébranlées par la disparition brutale de celui qu’elles considéraient comme « le patriarche » de la famille.

Ce 11 août 2024, en pleine fête de la Vanille, les proches de Jean-Bernard Séry s’étaient réunis au Bocage pour l’anniversaire d’une de ses petites-filles. Depuis peu à la retraite, l’homme de 67 ans passe un bon moment entouré de sa famille, lorsqu’il doit retourner à son véhicule y déposer des affaires.  Mais alors qu’il a presque fini de traverser la chaussée, une Peugeot 2026 couleur or déboule et percute le piéton de plein fouet, qui retombe lourdement au sol.

Délit de fuite et récidive

Alors que l’automobiliste continue sa route, Jean-Bernard Séry rend son dernier souffle, entouré par ses proches. Le chauffard, lui, ira abandonner sa voiture près de la rivière avant de prendre la fuite à pied.

Il ne sera retrouvé que trois jours plus tard. Archi-connu de la justice, Luc Mariama-Moutin était sorti de prison 18 mois plus tôt, après avoir été condamné à une peine criminelle de 13 ans pour vol à main armée.

Si les gendarmes vont pouvoir établir facilement que l’homme circulait sans permis et avait eu un comportement dangereux sur la route durant les minutes précédant le drame, ils ne pourront pas démontrer qu’il était aussi sous l’effet de l’alcool, les prélèvements réalisés étant trop éloignés de la date des faits.

Homicide routier avant l'heure

Jugé le 20 juin dernier en état de récidive du fait de sa précédente condamnation criminelle, l’homme avait vu le parquet requérir et obtenir la peine de dix ans d’emprisonnement. Le dossier avait été examiné quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur de la nouvelle dénomination du délit d’homicide routier.

« Mais cette affaire pouvait parfaitement s’inscrire dans ce cadre et serait qualifiée comme telle aujourd’hui », souligne Me Rochambeau, spécialiste en droit des accidents de la circulation.

Angoissée à l’idée de devoir revivre l’épreuve du procès, la famille de Jean-Bernard Séry a accueilli avec soulagement la décision de dernière minute du chauffard, qui a déjà commencé à purger sa peine.

Etiquettes : homicide routier

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