Sécurité au travail : la CGSS Réunion et les syndicats agricoles signent une convention régionale d’objectifs

Ce jeudi, la CGSS Réunion et cinq organisations professionnelles du monde agricole ont signé une convention régionale d’objectifs pour structurer et financer des actions de prévention adaptées aux risques du secteur. Parallèlement, la CGSS et l’Agefiph renforcent leur coordination pour prévenir la désinsertion professionnelle et mieux accompagner salariés et employeurs.
Un engagement commun en faveur de la prévention
Les présidents de la CGPER (Jean-Michel Moutama), de la CR974 (Guibert Boulanger), de la FDSEA (Stéphane Sarnon), des Jeunes Agriculteurs (Guillaume Sellier) et d’UPNA (Dominique Clain), ainsi que le directeur général de la Caisse générale de sécurité sociale, ont acté la signature d’une convention régionale d’objectifs fixant un programme d’actions de prévention spécifiques aux activités agricoles. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique portée par la CGSS Réunion et les syndicats pour améliorer la sécurité et les conditions de travail sur les exploitations.
Ce que prévoit la convention
Objectif central : réduire les risques professionnels en agissant le plus en amont possible, en intégrant la prévention dans les valeurs, l’organisation et les moyens des entreprises. Sont visées les entreprises relevant du code risque 011AA (culture et élevage dans les DOM) employant moins de 200 salariés. Les risques ciblés concernent notamment les mécanismes, la manutention et les circulations, les nuisances chimiques et physiques (bruit, vibrations, chaleur), l’ergonomie des postes, l’hygiène et le déficit de formation. La convention doit favoriser une politique de prévention pérenne, élever le niveau de prévention AT/MP, développer la prise de conscience des acteurs et promouvoir des actions innovantes. CP 11.09.2025 La CGSS et les sy…
Un levier financier pour des projets plus ambitieux
Pour accompagner des investissements de plus grande envergure, les partenaires mobilisent le dispositif « Contrat de Prévention », à la suite d’un accord de principe de la CNAM le 6 février 2025 et d’un vote du Comité technique régional. Les partenaires sociaux ont défini les risques prioritaires et fixé un plafond financier des contrats à 50.000 €. Le secteur bénéficiait déjà des Subventions Prévention et du FIPU : 1 aide en 2021 (22.450 €), 2 en 2022 (42.000 €), 5 en 2023 (69.136 €), 8 en 2024 (119.950 €) et 7 au 13 août 2025 (98.868 €). Sur 23 dossiers, 9 ont été plafonnés à 25.000 €, d’où la nécessité d’un cadre plus ambitieux.
Mieux prévenir la désinsertion professionnelle
En parallèle, une convention entre la délégation régionale de l’Agefiph (La Réunion–Mayotte) et la CGSS vise à croiser les alertes précoces liées aux arrêts maladie longue durée avec les dispositifs de maintien (Cap Emploi, Comètes, études ergonomiques), à créer des passerelles entre médecins conseils, services de santé au travail et référents handicap, et à soutenir les employeurs dans la gestion de l’inaptitude (formation, appui-conseil, ingénierie de compensation). Les partenaires attendent une fluidification des parcours soins-indemnisation-emploi, une meilleure identification des bénéficiaires potentiels de la RQTH, le maintien en emploi et un suivi partagé des impacts.
Et pour les exploitants travaillant seuls
Un dispositif d’Aide financière simplifiée « Exploitant », inscrit dans les aides de la CCMSA, est proposé pour financer des investissements réduisant les risques de manutention, de chute et d’exposition aux produits chimiques. Cette aide locale est plafonnée à 1 000 €.


