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Chikungunya : L’ARS mise sur l’immunité collective

Ecrit par Sophie Fontaine – le lundi 21 avril 2025 à 06H00

L’épidémie de chikungunya continue de frapper La Réunion. Face à la propagation du virus, l’ARS mise sur l’immunité collective, avec un espoir tourné vers le vaccin récemment autorisé.

L’épidémie de chikungunya se poursuit dans toutes les communes de l’île. Avec 19 600 consultations en médecine de ville et 289 passages aux urgences liés au virus cette semaine, la chasse aux moustiques tigres continue.

Devant la pression hospitalière, 50 lits supplémentaires ont été ouverts depuis le début de l’épidémie dans 5 établissements répartis sur toute l’île.

Lire aussi : Épidémie de chikungunya à La Réunion, où en est-on ?

Sur le terrain, plus de 100 agents s'emploient actuellement dans la lutte anti-vectorielle chaque jour, parmi lesquels 200 agents de l’ARS, 120 agents du RSMA et 400 emplois PEC, dont les effectifs devraient être doublés prochainement.

Au-delà de la démoustication, les autorités comptent sur la mobilisation de la population pour limiter au maximum la propagation du moustique tigre et se protéger à l’aide de répulsifs et de moustiquaires.

“La lutte anti-vectorielle n’arrête pas une épidémie”

Malgré les moyens mis en œuvre, “la lutte anti-vectorielle n’arrête pas une épidémie, elle ne peut que la limiter”, reconnaît l’ARS, qui mise sur l’immunité collective pour une sortie de crise. C’est cette même immunité collective qui explique, par ailleurs, pour les scientifiques, les 20 ans de répit à La Réunion.

On considère que l'immunité de la population était suffisante pour faire en sorte qu’une épidémie ne revienne pas. Nous sommes 20 ans après, l’immunité s’est estompée, ça a laissé place à une épidémie de cette nature”, explique Nicolas Thevenet, directeur adjoint de la veille et de la sécurité sanitaire à l’ARS Réunion.

À ce stade, “Les données nous laissent penser que 18% de la population réunionnaise a une immunité depuis 2005”, précise-t-il.

Lire aussi : Chikungunya,, un quart des personnes hospitalisées sont des nourrissons

L’espoir du vaccin

Les espoirs se tournent vers le vaccin contre le chikungunya, autorisé depuis juillet 2024 pour renforcer cette immunité collective.

Si une grosse partie de la population est vaccinée, on peut avoir des cas périodiques mais pas une épidémie de cette ampleur.”

Ouverte dans un premier temps aux plus de 65 ans avec comorbidités, la vaccination vient d’être élargie à toutes les personnes âgées de 18 à 64 ans avec comorbidités, ainsi qu’à tous les plus de 65 ans. Le vaccin est accessible, par ailleurs, aux plus de 18 ans non immunodéprimés ou en cours de grossesse, mais à leurs frais.

L’ARS espère une recommandation de la vaccination plus étendue à travers les recommandations nationales dans les années à venir.

Etiquettes : ARS | Chikungunya | Santé

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