Sous chimique, il frappe le médecin de Domenjod à coups de poing

Un homme comparaissait devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis ce mercredi 11 décembre pour avoir agressé le médecin de la prison de Domenjod le 6 décembre dernier. C'est le deuxième dossier de cette audience de comparution immédiate pour des faits identiques.
"Je n'ai rien à dire, j'accepte les faits", c'est en substance la totalité des déclarations du prévenu ce mercredi à la barre du tribunal. Il ajoutera à l'adresse du président qui tente de comprendre son geste : "Je reconnais, je viens de vous le dire pour la deuxième fois". Jean A. a porté deux coups de poing au médecin de la prison alors qu'il était transporté à l'infirmerie dans un état second, après avoir fumé du tabac chimique. Il indiquera, quand même, que c'était à "son insu", dans le cadre d'un échange de cigarette dans la cour.
"Une explosion de saisies de stupéfiants en milieu carcéral cette année"
L'homme est déjà connu des services de justice pour vol et tentative de vol, et se retrouve en détention provisoire pour des faits de viol avec acte de torture et de barbarie. L'expertise psychiatrique indique un état de dangerosité avéré. La procureure, lors de ses réquisitions, note "une explosion de saisies de stupéfiants en milieu carcéral cette année", fustigeant au passage qu'"il agresse le médecin avec deux coups de poing alors qu'il était là pour le soigner". Le parquet requiert 2 ans de prison avec mandat de dépôt.
La défense note un "état de santé fragile de son client" et insiste qu'il est sous traitement pour des "problèmes de santé mentale qui ont des conséquences importantes sur son comportement". La robe noire explique qu'il s'agit d'une "consommation involontaire de tabac chimique dans le cadre d'un échange de cigarette", et demande une peine moins sévère. Le tribunal prononce une peine de 1 an de prison avec mandat de dépôt à l'audience.
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"FO justice se satisfait de la réponse pénale donnée aujourd'hui par la juridiction de Saint-Denis. Ces deux affaires d'aujourd'hui sont symptomatiques des difficultés actuelles dans les établissements pénitentiaires de la réunion. La violence d'abord omniprésente avec un taux de surpopulation record dans les établissements, qui en est la conséquence, avec également l'augmentation des trafics… La prise en charge psychiatrique sans moyen adaptée dans notre département, car on ne peut pas écarter le fait que les deux détenus qui étaient aujourd'hui au tribunal présentent des troubles du comportement. Conjugué à ces problématiques, le manque criant de personnels au centre pénitentiaire de Saint-Denis et au centre de détention du port rend la situation encore plus difficile. Nous sommes inquiets pour les mois à venir", indique Vincent Pardoux, secrétaire régional FO Pénitentiaire, à l'issue de l'audience.


