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CIREST : reprise des travaux dans un climat apaisé malgré les tensions

Après l'incident qui a marqué le conseil communautaire du vendredi 27 septembre, la CIREST (Communauté Intercommunale Réunion Est) a repris ses travaux le mercredi 2 octobre. Ce deuxième conseil s’est déroulé dans une ambiance plus sereine, malgré l’absence des conseillers majoritaires de Saint-André, toujours en désaccord avec la présidence. 
Ecrit par S.I. – le jeudi 3 octobre 2024 à 09H28

Les répercussions de la dispute entre Patrice Selly et Joé Bédier, maire de Saint-André, continuent de se faire sentir. Pour rappel, lors de la séance du 27 septembre, une altercation verbale entre les deux hommes sur la gestion de la SPL Estival avait conduit à la suspension du conseil, provoquée par le départ des élus saint-andréens comme l'avaient rappelé nos confrères (ici et ). Cette absence de quorum avait obligé la CIREST à convoquer une nouvelle réunion ce mercredi. Lors de cette seconde séance, 19 élus sur les 48 que compte l’intercommunalité étaient physiquement présents, sans compter les procurations des autres élus. En revanche, les élus de la majorité de Saint-André et leur maire Joé Bédier n'ont pas pris part à ce conseil, signe d’une fracture toujours ouverte au sein de l'intercommunalité.

Malgré ces tensions, Patrice Selly a souhaité recentrer les débats sur "l’intérêt général" et les besoins de la population. "Nous avons une obligation de responsabilité et de respect des uns et des autres", a-t-il rappelé en ouverture du conseil, insistant sur la nécessité de retrouver la sérénité indispensable au bon déroulement des travaux.

La séance du mercredi 2 octobre a permis de traiter les 43 affaires restées en suspens. Parmi les principaux points discutés figurent la lutte contre l’habitat indigne, avec des mesures de soutien pour les familles en situation précaire. Le conseil a également validé des garanties d’emprunt pour la construction de 46 logements sociaux à Saint-Benoît et Saint-André, répondant à une demande croissante de logements abordables dans la région.

Un autre axe majeur a été la mise en réseau des structures de lecture publique des six communes membres de la CIREST. Cette initiative vise à renforcer l’accès à la culture pour l’ensemble des habitants, tout en consolidant les services publics locaux.

Les élus ont également soutenu le développement des activités sportives à La Plaine des Palmistes, ainsi que le tourisme à Salazie et La Plaine des Palmistes, des secteurs essentiels au dynamisme économique de ces communes. Le développement des chantiers école et des chantiers d’insertion a été réaffirmé comme une priorité pour l’intercommunalité.

Enfin, un projet d’envergure a été validé : l’approbation du schéma directeur cyclable. Ce plan stratégique doit permettre à la CIREST de développer des infrastructures cyclables sur l’ensemble du territoire, en facilitant les déplacements en mode doux, tout en encourageant une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Un appel au respect partagé par les élus présents

 

Lors de cette séance, Patrice Selly n’a pas manqué de revenir sur les événements de la semaine précédente. Avec une volonté ferme de tourner la page, il a réitéré sa condamnation des propos et des comportements ayant conduit à la suspension du conseil le 27 septembre. "Ce genre d’attitude n’a pas sa place ici. Nous sommes là pour travailler pour nos 130.000 habitants, pas pour régler des différends personnels", a-t-il martelé, espérant ainsi restaurer la sérénité au sein de l’assemblée.

Plusieurs élus ont appuyé l’appel au calme et à la responsabilité lancé par le président de l'intercommunalité. Dominique Panamballom, élu de Sainte-Rose et vice-président de la CIREST, a insisté sur la nécessité de dépasser les divisions. "Il n’y a pas de camp Selly, ni de camp Bédier, il n’y a qu’un seul camp : celui de l’intérêt communautaire", a-t-il déclaré, affirmant que les élus doivent avant tout œuvrer pour le bien de la population.

Sonia Albuffy, élue de la Plaine des Palmistes et vice-présidente de la CIREST, a également pris la parole pour souligner l’importance de la retenue dans les débats. Selon elle, les différends doivent se régler en commission, et non lors des conseils communautaires, afin de préserver le bon déroulement des séances. "Le conseil communautaire doit rester un lieu de travail et de respect", a-t-elle rappelé.

De son côté, Daniel Gonthier, élu de l’opposition à Bras-Panon, a regretté le "spectacle" offert lors du précédent conseil. Il a rappelé que la sérénité est indispensable pour permettre à chaque élu de s’exprimer librement, sans pour autant sombrer dans des affrontements stériles. L'ancien maire de Bras-Panon a également insisté sur la nécessité pour le président de fédérer l’ensemble des élus, et pour les vice-présidents d’adopter une approche constructive.

Malgré ces appels à l’unité, les tensions entre la présidence de la CIREST et les élus de Saint-André restent palpables. L’absence des conseillers communautaires de cette commune, menée par Joé Bédier, est un signe fort des dissensions persistantes. Néanmoins, la reprise des travaux montre que la majorité des élus souhaite avancer sur les dossiers, en dépit des querelles internes.

Etiquettes : Cirest | SPL Estival

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