L’ancien score Vauban délesté de plus de 32.000 euros grâce aux bons soins d’une caissière

Entre janvier 2017 et février 2019, Eloïse H. a grandement arrondi ses fins des mois. Prise la main dans la caisse, elle a reconnu avoir récupéré des petites sommes de l’ordre de 400 € pour commencer. Elle a expliqué aux enquêteurs lors de son placement en garde à vue avoir tout dépensé "en faisant beaucoup la fête".
Mais ce vendredi à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis, la presque trentenaire revient sur ses déclarations. "J’ai reconnu au début à cause du stress. Je suis une personne très sensible", affirme sérieusement la prévenue. Pourtant, un listing des opérations frauduleuses lui avait été présenté lors de son audition. Il y avait donc peu de risques d'obtenir des aveux contraints.
Le subterfuge employé était simple : après le passage de certains clients, Eloïse annulait des ventes. Pour ce faire, elle allait récupérer un badge qui lui permettait de faire des modifications. Ceci étant fait elle ramenait le badge à la caisse centrale et récupérait le montant des achats annulés en espèces. En tout, ce sont 32.345 € que la société Vindémia lui reproche d’avoir empoché. Une vidéo surveillance la montre d'ailleurs en pleine action.
"Elle s’accroche aux branches aujourd’hui alors qu’elle avait tout reconnu lors de sa garde à vue. C’est assez peu cohérent", fustige la représentante de la société, proposant au tribunal de prononcer la peine de 4 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende dont 4000 euros avec sursis. De son côté, la défense plaide la relaxe au motif qu’il n’y aurait pas de preuves de l’abus de confiance commis par l’ancienne employée.
Finalement, après y avoir réfléchi, le tribunal requalifie la prévention mais condamne tout de même l’ancienne caissière à 8 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende dont 500 avec sursis. La mise en cause a eu de la chance, la société Vindémia qui exploite l’actuel Carrefour City de Vauban ne s’est pas constituée partie civile et n’a pas fait de demande de remboursement des sommes escroquées.


