Un quadragénaire s'amourache d'une jeune fille et lui fait vivre un enfer

Jonathan B., 40 ans, jette son dévolu sur une jeune fille, très jeune fille. Lorsqu'il commence à la draguer, elle n'a que 17 ans. Les choses lui sont facilitées puisqu'il s'agit de la fille de son dalon. Presque immédiatement, il instaure une relation secrète, empreinte d'une emprise certaine. Cette relation durera environ une année. Ce vendredi, il était jugé en comparution immédiate pour avoir levé la main sur sa jeune compagne en juin 2023.
Alors que règnent les violences psychologiques et physiques, il va jusqu'à la faire tomber dans la cocaïne. Jaloux, il épie ses moindres mouvements, mais ne s'arrête pas là quand elle décide de le quitter. Après leur rupture, l'homme violent se transforme en harceleur. Enfermé dans l'idée qu'il va la reconquérir, il met en place une surveillance. Il la suit à moto, la guette à son domicile et celui de sa mère, la suit jusqu' à la fac. Désespéré, il ira même casser les nacos du domicile de la jeune fille. Épuisée par la peur, celle-ci dépose plainte le 23 septembre dernier au commissariat Malartic. L'enquête mettra en lumière plus de 200 textos envoyés en l'espace d'un mois, ainsi qu'une vidéo où il lui fait un chantage au suicide.
À la barre ce vendredi, il se retranche derrière un sentiment de jalousie incontrôlable. On apprend également à l'audience l'existence d'une autre procédure pour des faits de viol. Son casier ne plaide pas non plus en sa faveur puisqu'il fait état de 11 mentions et le prévenu se trouve en état de récidive pour les faits similaires. "Je suis terrorisée, j’ai l’impression qu’il peut surgir de n’importe où, à n’importe quel moment. Je veux juste retrouver une vie normale", confie la victime.
Pour sanctionner ces faits, le parquet requiert une peine d'un an de prison ferme assorti d'un mandat de dépôt ainsi que la révocation partielle de six mois d’un sursis précédent. Après délibération, le tribunal reconnait le prévenu coupable et le condamne à la peine d'un an de prison, révoque le sursis à hauteur de 4 mois et lui interdit tout contact avec la victime. La peine est assortie d'un mandat de dépôt, il part donc derrière les barreaux.


