Violences : "Si c'était à refaire, je referais la même chose"

Quand il n'est pas chez son ex-compagne, Ludovic Z. n'a pas de domicile fixe. Dans la nuit du 23 au 24 février dernier, alors qu'il rentre d'une soirée avec son ex-compagne, la situation dégénère. Alors qu'elle rentre chez elle, ils se disputent et elle lui indique qu'elle ne veut pas qu'il reste. Il n'en a cure et rentre de force dans la maison en passant par le balcon. Une dispute éclate et il lui assène un coup de poing à l'œil. Elle appelle les gendarmes à 0 h 20 et il se retrouve garde à vue, puis au tribunal pour être jugé eu égard à un état de récidive pour violences datant de 2021.
"Si c'était à refaire, je referais la même chose", indique le prévenu au président qui lui demande pourquoi il a agi de la sorte. "Elle m'a insulté", voilà la raison qui a déclenché sa colère. Pour ne rien arranger, il est contrôlé par les gendarmes à un taux de 1,8 g/l d'alcool dans le sang à 9 heures du matin, soit plus de 8 heures après les faits. "Je bois beaucoup depuis le décès de ma mère", affirme-t-il à la barre.
Comme indiqué par le parquet, "les faits sont simples et reconnus". "Il est chez elle alors qu'ils sont séparés, il n'a rien à faire à son domicile", poursuit la magistrate qui requiert une peine de 18 mois de prison dont 6 avec sursis, la révocation de 6 mois du sursis précédent et le maintien détention. "Je conçois que l'on veuille être sévère, mais le dossier ce n'est pas du tout cela", répond la défense. "Il boit depuis l'âge de 8 ans et il a subi des choses dramatiques durant son enfance qui ont détérioré son rapport à la vie et aux femmes", plaide la robe noire qui décrit une peine excessive.
Le tribunal aura entendu la robe noire puisque son client est condamné à la peine de 10 mois de prison dont 6 mois de sursis. Le tribunal révoque le sursis précèdent à hauteur de 6 mois et prononce son maintien en détention.


