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Philippe Vigier “squatteur” de la rue Oudinot, selon Mediapart

Le journal d’investigation en ligne rapporte que l’ancien locataire du ministère des Outre-mer, assuré de ne pas reprendre son poste, continue de profiter des avantages de son ancienne fonction. Un cas qui interroge, alors que d’autres ministres débarqués ont dû y renoncer immédiatement.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 31 janvier 2024 à 10H54
Photo : Pierre Marchal / Anakao Press

L’éphémère ministre-délégué chargé des Outre-mer profiterait-il des largesses de l’Etat ? C’est que laisse entendre un article publié par nos confrères de Mediapart ce mardi. Philippe Vigier a ainsi organisé plusieurs dîners privés au ministère des Outre-mer, utilisant les cuisines et mobilisant du personnel, justifiant ces actions par une “tolérance gouvernementale”. Il continue également d'occuper le logement de fonction, utilise la voiture avec chauffeur et a recours à l'officier de sécurité.

L'ancien ministre admet avoir organisé des dîners privés au ministère, mais affirme qu'il remboursera les coûts associés. Il précise que la facture pour ces repas sera reçue début février. Ainsi, aussi bien pour ses dîners privés que pour plusieurs déplacements dans Paris et en province, l’ancien ministre n’a pas hésité à mobiliser du personnel du ministère.

Les règles entourant l'utilisation des avantages ministériels semblent floues et différentes versions sont rapportées par d'anciens ministres interrogés. Certains ont perdu rapidement leurs privilèges après le remaniement, tandis que d'autres ont continué à bénéficier de certains avantages pendant un certain temps. Des collaborateurs ministériels se retrouvent également dans une "zone grise", travaillant bénévolement sans salaire ni cadre réglementaire clair.

L'article de Médiapart mentionne que la pratique de Philippe Vigier est d'autant plus surprenante que plusieurs de ses anciens collègues ministres débarqués rapportent une tout autre version de leur situation post-remaniement. Certains n'ont plus le droit d'engager la moindre dépense, perdant leurs badges et leurs véhicules ministériels. La gestion de ces cas paraît varier, et il y a une absence de clarté sur les règles en vigueur.

Des témoignages d'agents administratifs soulignent le caractère inédit de la situation, avec des ministres conservant leurs avantages pendant une période indéterminée. Certains ministères ont agi au cas par cas pour mettre fin à ces privilèges perçus comme injustifiés. Les collaborateurs ministériels, espérant réintégrer un cabinet, se trouvent également dans une situation difficile, travaillant souvent bénévolement. Plusieurs collaborateurs des ministères délégués à Bercy continuent de travailler sans salaire afin de “gérer les affaires courantes”.

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