Assises : Cinq ans de prison pour le viol de ses cousines

En 2007, une mère de famille dépose une plainte à la gendarmerie du Tampon pour des faits d'agressions sexuelles sur sa fille commis par son cousin. L'homme Hugo, N. reconnait les faits au terme de sa garde à vue et avoue, qu'en 1989, il a eu des relations sexuelles avec une autre cousine, âgée de 8 ans, cette dernière confirmera le lendemain le viol à la brigade de gendarmerie.
En 2008, Hugo, N. est mis en examen pour agression sexuelle et viols sur mineur et placé sous contrôle judiciaire. Mais au moment de sa mise en examen, il se rétracte et revient sur ses première déclarations, faites, selon lui, sous la pression des gendarmes lors de sa garde à vue. Une version qu'il a maintenu devant la cour d'assises.
Devant la cour, les deux femmes vont répéter les déclarations faites devant les enquêteurs et les magistrats. La psychologue en charge de la jeune femme violée en 1989, va expliquer que deux autres jeunes filles ont été victimes de faits d'agressions sexuelles. La jeune femme, appelée à la barre, va confirmer les déclarations de la psychologue expliquant qu'une des victimes est présente dans la salle. Cette dernière, va raconter les agressions dont elle a été victime trois fois alors qu'elle était adolescente, des accusations que Hugo N. va nier, dénonçant un complot familial.
Un complot écarté par le bâtonnier, Georges André Hoarau, expliquant que Hugo N. a "avoué des choses que lui seul pouvait savoir devant les gendarmes. Tout est mensonge". L'avocat général va admettre que l'enquête est incomplète, mais le nouveau témoignage de la jeune femme "appui les deux premiers". Il requiert 8 à 10 ans de prisons et un suivi socio judiciaire.
L'avocat de l'accusé met en avant les failles de l'enquête, "les gendarmes qui on soumis mon client à des pressions", concluant que les éléments ne "suffisent pas à sa condamnation". Son avocat demande son acquittement.
Au terme d'une heure de délibéré, les jurés condamnent Hugo N. à cinq ans d'emprisonnement. Il a été conduit au centre de détention de Domenjod.


