Procès Valérie Bègue contre Entrevue : La miss déboutée

Le délibéré du procès qui opposait Valérie Bègue au journal Entrevue vient de tomber. L'ex-Miss France a été déboutée de son action, le tribunal estimant que sa demande n'était pas recevable, l'atteinte à l'image n'étant pas justifiée. Pour rappel, Valérie Bègue, Miss France 2007, réclamait 200.000 euros de dommages intérêts contre le journal Entrevue qui avait fait paraitre en décembre 2007, des photos "trash" de l'ancienne Miss France, prises à l'époque pour la marque Pardon!.
Les quatre photos, "les pires" selon Valérie Bègue, avaient provoqué un véritable scandale entre la société Miss France, représentée par Geneviève de Fontenay, et l'ancienne Miss, avant de prendre une ampleur nationale au niveau médiatique. Après cette publication, une plainte avait été déposée pour "vol, recel, et atteinte à la vie privée".
Son avocat, Me Iqbal Akhoun, envisage dores et déjà de se retourner vers une autre juridiction afin de défendre les intérêts de la réunionnaise, "nous sommes déçus par la décision qui a été rendue par le tribunal (...) les faits de vol et recel ont été retenus mais pas l'atteinte à l'intimité de la vie privée (...) Il existe d'autre moyen d'action dans notre système judiciaire, j'explore ces moyens (...) pas au niveau de la Réunion mais sur le tribunal de Nanterre"
Quatre mois avec sursis pour le webmaster de Pardon!
Pendant l'enquête, un salarié de Pardon! avait été mis en cause, Frédérick Banor. Il est à l'origine de la vente des clichés récupérés dans la base de données de la société. Reconnu coupable de vol, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.
Il avait vendu les clichés à hauteur de 8.000 euros au journaliste d'Entrevue, Franck Rousseau, qui était venu sur notre île enquêter sur d'éventuelles fraudes durant l'élection de Miss Réunion. Journaliste-pigiste, il a été relaxé concernant l'atteinte à la vie privée mais condamné à six mois de prison avec sursis pour recel.
Le directeur de la publication du journal Entrevue, Gérard Ponson, a été condamné à 10.000 euros d'amende pour contrefaçon. Même montant à payer, et même condamnation pour le journal Entrevue.
Enfin, le photographe Stéphane Dugandas recevra du journal Entrevue 13.000 euros de dommages et intérêts.


