Malgré un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Sydne garde malgré tout
"une certaine visibilité", assure son président,
"même si nous ne sommes pas riches car les révisions de prix des marchés sont importants". "Cela demande une certaine vigilance entre les trois partenaires que sont le Sydne, la Cinor et la Cirest pour que nous ayons la même ligne pour discuter sur ces marchés". Parmi ces économies d'échelle à réaliser, celle du le siège du Sydne situé dans le quartier de La Mare à Sainte-Marie, actuellement loué pour près de 90.000 euros à l'année et ce depuis 2015. Soit de quoi amortir largement un bien immobilier. D'où la décision prise par les élus d'acquérir un bien immobilier dans le quartier de Bel-Air à Sainte-Suzanne pour une somme avoisinant les 515.000 euros.
Le Sydne a profité de ce conseil pour acter la modification de ses statuts. Une révision qui permettra à la Région Réunion d'abonder au budget du syndicat mixte, notamment pour la section fonctionnement, comme elle le fait pour ILEVA. Une ouverture faite également au Département, absente des statuts du Sydne depuis le transfert des compétences issu de la loi NOTRe en 2015. "Pour compléter cette information, nous avons créé un comité stratégique d'orientation avec nos collègues d'ILEVA afin que nos deux syndicats se parlent, pas seulement sur l'aspect politique mais aussi sur le côté technique et administratif. Cela nous permettra de travailler plus intelligemment sur l'ensemble des grands dossiers et nos équipements structurants sur toute l'île", précise Daniel Alamélou.
Les élus ont également eu à se prononcer sur le Plan régional de prévention et gestion des déchets (PRPGD), sur lequel ils ont émis un avis réservé, comme ceux de la Cirest lundi et logiquement ceux de la Cinor lors du prochain conseil communautaire. Ils souhaitent revenir à une proposition
"plus réaliste". Il s'explique :
"Même si nous nous devons de réduire nos déchets, cela ne se fera pas en un coup de baguette magique. L'enfouissement doit être le dernier recours pour le traitement mais nous proposons de rehausser le volume de tonnage à enfouir, fixé dans ce plan à 75.000 tonnes par an", confie Daniel Alamélou. Comme l'a rappelé le président du Sydne, il reste encore du travail à faire dans l'île concernant le traitement des déchets notamment dans le le tri à la source de ces derniers.
"Il faut encore sensibiliser les gens et cela prendra un certain nombre de temps mais il ne faut pas penser qu'avec ce plan, les mentalités vont changer du jour au lendemain", argue-t-il.
Enfin, une note d'information a également transmise aux élus sur la méthodologie de la recherche foncière de la future installation de stockage de déchets ultimes (ISDU). Le Sydne s'appuiera pour cela sur l'étude de l'Agorah ce qui lui permettra d'affiner le foncier déjà étudié par le BRGM. Des résultats de ce travail sont attendus pour juin ("Sydne : L'emplacement du futur site de stockage de déchets ultimes sera connu d'ici mi-2023").