AstraZeneca ou Pfizer ? Un patient revient du CHOR avec un sacré doute en tête

Si un centre de vaccination avait voulu entretenir la suspicion sur l’utilisation d’un vaccin controversé, il ne s’y serait pas pris autrement. Un patient venu se faire vacciner au CHOR de Saint-Paul est rentré chez lui avec un énorme doute en tête. Et si une dose du vaccin Astrazeneca lui avait été administrée ?
Une curieuse erreur s'est glissée dans l'attestation délivrée à un patient qui s'est fait vacciner au CHOR la semaine dernière. Le mot "AstraZeneca" a été rayé au stylo et remplacé par "Pfizer". De quoi mettre un doute dans l'esprit du patient concerné.
Contactée, la direction du centre hospitalier Ouest Réunion "confirme que le CHOR n'utilise que le seul vaccin disponible à La Réunion qui est Pzifer". La méprise est toute bête.
"La secrétaire qui a imprimé le document sur la plateforme AMELI a malencontreusement coché le mauvais nom de vaccin sur le menu déroulant des noms des vaccins (AstraZeneca au lieu de Pfizer). Le médecin a donc indiqué le bon nom du vaccin au stylo", nous explique le CHOR. "Un rappel a été fait à l'ensemble de l'équipe en interne de réimprimer le document pour la véracité de toutes les informations données", ajoute la direction.
[Le 9 février]urlblank:https://www.zinfos974.com/Le-vaccin-AstraZeneca-ne-devrait-pas-etre-propose-a-Mayotte-et-a-La-Reunion_a166073.html , le ministre de la Santé avait confirmé que le vaccin AstraZeneca, dont les effets peu probants sur le variant sud-africain commençaient à être évoqués, ne serait pas proposé à La Réunion.
1,3 million de vaccinés Astra en France
Depuis, ce vaccin se retrouve banni de nombreux pays européens. La France a décidé de le suspendre par "précaution". Le gouvernement s’est voulu rassurant face aux patients qui ont déjà reçu une ou deux doses du produit développé par le laboratoire suédo-britannique.
De son côté, le groupe pharmaceutique conforte son produit en disant qu’"un examen minutieux de toutes les données de sécurité disponibles concernant plus de 17 millions de personnes vaccinées dans l'Union européenne (UE) et au Royaume-Uni avec le COVID-19 Vaccine AstraZeneca n'a montré aucune preuve d'une augmentation du risque d'embolie pulmonaire, de thrombose veineuse profonde (TVP) ou de thrombocytopénie, dans aucun groupe d'âge, sexe, lot ou pays particulier. Jusqu'à présent, dans l'UE et au Royaume-Uni, 15 cas de TVP et 22 cas d'embolies pulmonaires ont été signalés parmi les personnes ayant reçu le vaccin, sur la base du nombre de cas reçus par l’entreprise au 8 mars. Ces chiffres sont bien inférieurs à ceux que l'on s'attendrait à observer naturellement dans une population générale de cette taille et sont similaires à ceux des autres vaccins COVID-19 homologués".
Au samedi 13 mars, au moins 1,3 million de personnes en France avaient reçu une dose du vaccin AstraZeneca.



