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Empoisonnement d’Éric Samy : Ouverture du procès en appel de la veuve et du tisaneur

Condamnés en première instance pour le meurtre par empoisonnement d'Eric Samy, décédé dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013, Marlène Oulédi, ainsi que son amant François Chari seront jugés durant 5 jours à la cour d'assises dans le cadre de leur procès en appel. Le verdict est attendu ce vendredi 30 octobre dans la journée.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 25 octobre 2020 à 23H44

Eric Samy décède dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013 à son domicile. C'est sa femme, Marlène Oulédi, épousée en deuxième noce, qui appelle les secours. À son arrivée, le médecin du SMUR ne pourra que constater le décès. Selon son diagnostic, la victime est décédée de mort naturelle par arrêt respiratoire. 

Au mois de mars 2014, les deux filles d'Éric Samy font part de leurs doutes sur l'origine de la mort de leur père. Elles indiquent aux gendarmes qu'elles ont reçu un appel anonyme en février 2014, leur indiquant que Marlène Oulédi a tué leur père pour détourner leur héritage à son profit. Une information judiciaire contre X est ouverte en avril 2014 du chef de meurtre. 

Les investigations finiront par mettre en exergue, après avoir procédé à des écoutes téléphoniques, de nombreuses discussions entre Marlène Oulédi et François Chari dit le tisaneur. L'enquête montrera plus tard qu'il a fourni les produits ayant permis à Marlène Oulédi d'empoisonner son époux. Elle reconnaîtra plus tard qu'ils étaient amants. 

François Chari indiquera ensuite aux enquêteurs que Marlène Oulédi le harcelait pour qu'il tue l'époux de cette dernière, et qu'il a fini par céder, en préparant une tisane, pas assez puissante pour tuer Eric Samy, affirme-t-il. Marlène Oulédi, elle, a une autre version des faits. Elle a martelé aux enquêteurs que son amant voulait tuer son mari par jalousie.

Le 2 juin 2017, après 3 jours d'audience à la cour d'assises de La Réunion, Marlène Oulédi est condamnée à 30 de réclusion criminelle tandis que François Chari écopait de 25 ans de réclusion criminelle. Ils avaient immédiatement fait appel de cette décision. 

 

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