L'agent d'entretien d'une école qui abusait de sa fille écope d’une peine plus clémente

Il y a de quoi faire paniquer n’importe quel parent. L’agent d’entretien d’une école de Petite-Île avait été condamné pour corruption de mineure et atteinte sexuelle incestueuse, à huit en de prison dont deux avec sursis. En effet, sa fille a subi, de l’âge de six à onze ans, des attouchements de son propre père. Il se trouvait la semaine dernière devant la cour d’appel.
Mais ce n’est pas cet homme, discret, timide et simplet qui avait décidé de faire appel. Il s’agissait d’une décision du parquet afin de corriger "l’illégalité" de la peine prononcée par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Le détenu purgeait une peine de huit ans de prison dont deux avec sursis ; or le sursis ne concerne que les personnes condamnées à une peine de prison d’une durée de 5 ans maximum. L’avocat général avait donc requis six ans de prison ferme en y ajoutant un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans et le retrait de son autorité parentale. Une durée d’emprisonnement identique, au final.
Quatre ans de prison ferme
Mais la cour d’appel a rendu sa décision ce jeudi : quatre ans de prison ferme. Peut-être est-ce l’expertise psychologique qui a convaincu les magistrats. Il s’agirait d’un individu frustre avec un niveau intellectuel très faible, semblable à celui d’un enfant. Ce "gaga" de la fratrie, selon ses frères et sœurs, issu d’une famille nombreuse sans père et une mère alcoolique, et aujourd’hui un père qui n’aurait compris l’impact de ses actes que récemment.
Ce travailleur sérieux dont l’école n’a jamais eu à se plaindre aurait été dangereux surtout pour sa fille. "Ce n’est pas la peine qui change quoi que ce soit pour cette petite fille", avait même avoué l’avocat général.


