Législative : Charles Moyac et Geneviève Payet, un binôme pour l'écologie

L'élection législative partielle approche à grands pas, dans moins d'un mois, les électeurs de la 2ème circonscription de La Réunion devront choisir leur député.e. Pour Charles Moyac, il est temps que La Réunion compte un député vert, l'urgence écologique est plus que jamais actuelle en ces temps de crise sanitaire, après le confinement et la prise de conscience générale de la nécessité d'un changement de mode de consommation et de vie. Pour Jean-Pierre Marchau, présent lors de la conférence de presse, cette élection permettra de "jauger comment on monte en puissance", ajoutant que "le sentiment commun chez EELV est que nous arrivons aux portes du pouvoir".
C'est la troisième fois que Charles Moyac se présente à cette élection. L'homme, infirmier de métier, a été de nouveau adoubé par le parti écologiste et estime, avec Geneviève Payet, qu'il était de leur responsabilité de se présenter, "non contre un candidat, mais pour l'écologie", qu'ils espèrent au coeur de la politique après Covid. Les deux militants écologistes de longue date portent un projet sur six axes, dont les trois premiers étaient exposés ce jour.
Un revenu de base pour les 20-26 ans
La crise sanitaire, si elle a porté l'espoir d'un "monde d'après" plus solidaire, a aggravé les difficultés existantes, notamment celles des étudiants qui se sont retrouvés sans revenus. Le binôme EELV propose un revenu de base pour les 20-26 ans (le RSA n'est accessible qu'à compter de 26 ans) d'un montant à définir, entre 500 et 700 euros par mois. Pour La Réunion, le coût annuel serait de 70 millions d'euros, estiment les candidats. "Il s'agit d'agir très vite, c'est pourquoi nous souhaiterions une procédure simplifiée pour ce projet de loi", dit Charles Moyac.
Une coopération régionale maritime plus efficace
Suite à la catastrophe écologique à Maurice, Charles Moyac regrette le silence de la COI et l'impréparation des autorités. Il propose une plus grande coopération régionale, par le biais de la COI, qui mettrait en place des procédures d'urgence en cas de marée noire, notamment. "L'océan ne nous appartient pas, et ses ressources ne sont pas illimitées, il est un bien commun, nous en sommes responsables collectivement", proclame Geneviève Payet, plaidant pour que les îles de la zone coopèrent pour la protection de l'environnement.
Trouver un consensus entre les 7 députés
Troisième axe du projet porté par Charles Moyac et Geneviève Payet: sortir des étiquettes politiques. Un point paradoxal, le binôme étant le seul à se présenter sous l'étiquette d'un parti national. De plus, les deux candidats ont plusieurs fois répété que "tous les candidats se disent écologistes", revendiquant l'appellation; pas d'étiquette, mais l'étiquette écolo est bien leur.
Charles Moyac espère trouver un consensus avec les six autres députés de l'île, et que soit mise en place une "Commission Réunion" afin de porter les problématiques de terrain d'une seule voix à l'Assemblée nationale, l'urgence étant de sortir de la crise sanitaire et sociale.



