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Meurtre du Mauricien Zyaad Poomun: Johan Maruejouls-Benoît condamné à 20 ans de réclusion

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 2 octobre 2019 à 11H04

Après une journée et demie d'audience, [le procès pour le meurtre du Mauricien Zyaad Poomun]urlblank:https://www.zinfos974.com/Proces-pour-meurtre-de-Zyaad-Poomun-Il-a-brule-mon-enfant_a144831.html va connaître son dénouement ce mercredi.

Se sont succédés à la barre les témoins et la mère biologique de Johan Maruejouls-Benoît, mais également les parents adoptifs de l'accusé par visioconférence. 

Lors des différentes auditions, et notamment celles de l'expert psychiatrique et de l'enquêtrice sociale, il est apparu qu'il n'a pas eu une enfance des plus heureuses. La défense a rappelé que l'accusé est le fils de la famille Daleau qui, en 2009, avait été dans la tourmente judiciaire : une famille dont les parents violaient leurs enfants. Johan Maruejouls-Benoît avait par la suite été placé avec sa petite sœur.

Pour autant, la fureur de son geste reste inexplicable. L'avocate générale dans ses réquisitions, a évoqué un "meurtre d'une violence extrême avec l'idée de tuer. Son premier réflexe a été de chercher à faire disparaître le corps". 

"Brûler le visage de quelqu'un alors qu'il est déjà mort, c'est lui enlever son identité. C'est aller loin dans la violence et l'acharnement. C'est le réduire à un objet, à un morceau de viande ! On est à la limite d'un mauvais film d'horreur. Il y a cette intention de tuer, mais aussi d'effacer un être humain", livre l'avocate générale en amorçant les réquisitions.

"Il a été l'objet sexuel de sa mère. Mais des chances lui ont été données"

Les trois jours d'audience ont permis à l'assistance de se forger une idée sur la nature des relations entre les deux hommes. "La violence s'était banalisée dans leur relation, mais la victime n'avait pas le dessus sur l'accusé. L'accusé avait une volonté de domination, d'emprise sur la victime. C'était une relation asymétrique. La critique, l'opposition, la remise en cause, c'est quelque chose que l'accusé ne peut pas supporter. La victime a sans doute voulu s'opposer à lui ce jour-là", énoncera l'avocate générale.

"Il est dangereux, car quand il a bu, il devient imprévisible. L'alcool potentialise son agressivité", a expliqué l'expert psy.

 

L'accusé a d'ailleurs été incarcéré plusieurs fois. C'était notamment le cas en février 2017 lorsqu'il sort de prison pour y retourner... en mars 2017.

Il est conscient des risques qu'il fait prendre aux autres. "Je ne suis violent que quand je bois", se défend néanmoins l'accusé. "Cette violence a été démesurée extrême allant jusqu'à meurtre avec l'intention de tuer. Cette violence n'est pas là par hasard. C'est dû à son enfance, il a été l'objet sexuel de sa mère. Mais des chances lui ont été données. Il a été adopté par des parents aimants. Il y a eu des occasions pour cet homme de pouvoir s'en sortir, mais il ne les a pas saisies", a-t-il été relevé, mettant en exergue une "personnalité inquiétante et dangereuse". 

Ce matin, lors de ses réquisitions, l'avocate générale a requis 20 années de réclusion criminelle assorties d'un suivi socio judiciaire à l'encontre de Johan Maruejouls-Benoît. L'avocate générale explique que, s'il n'est pas condamné à 30 ans, le code pénal prévoit une peine de 20 ans. En somme, il ne peut être condamné à entre 21 et 29 ans de réclusion. "Il faut lui laisser aussi, vu son âge, la chance de se réinsérer", ajoute-t-elle.

Le verdict est tombé à 11h, Johan Maruejouls-Benoît a été condamné à 20 ans de réclusion ainsi qu'un suivi socio judiciaire de 5 ans avec une peine de 5 ans en cas de non respect.

 

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