Le comble de la violence conjugale : 10.000 km en avion rien que pour venir battre sa femme !

Romain n’était pas à l’audience, occupé qu’il était, en métropole, par son boulot de chauffeur-routier. Pas le temps et trop loin sans doute. En revanche, prendre l’avion de temps à autre et se farcir 10.000 kilomètres, pour venir chez nous rouer son épouse de coups, ça il sait faire. Et ne s’en est pas privé…
"Si tu veux pas tant pis !"
Car monsieur à la jalousie féroce sinon maladive, en tout cas violente ; et il ne lui faut guère que des on-dit, de vagues soupçons pour alimenter son imagination maladive et tomber à bras raccourcis sur les endosses de celle avec qui il vit depuis 2015 et à qui il a fait un enfant.
Parfois même, sans aucun prétexte : il lui suffit qu’elle se refuse à lui. "C’est ma femme, ma chose !" Il ne demande pas, comme Zanini : "Tu veux ou tu veux pas ?" On connaît la suite : "Si tu veux pas tant pis !" Tant pis pour la malheureuse femme, on l’aura compris.
L’aime-t-il ? L’a-t-il seulement jamais aimée ? Sans doute que oui… comme le chat aime la souris. On sait que le félin n’adore rien tant que faire longuement souffrir sa proie avant de la croquer. Il l’attrape, lui plante ses griffes dans le corps, la jette en l’air, la rattrape au bout de ses griffes, la mord… Le petit passe-temps morbide peut ainsi durer longtemps. Combien de temps cela aurait-il pris à ce prédateur avant qu’il ne mette fin aux jours de sa proie ?
Car le doute n’est pas permis, à l’audition du calvaire enduré par la pauvre dame…
On a du mal à croire que dans un mois aura lieu la Journée mondiale des femmes battues !
Une jalousie destructrice
L’épouse insultée, violentée, bafouée (appelons-la Estella) croyait en un réel avenir lorsqu’elle est allée rejoindre Romain en métropole, en 2015. Mariage, un enfant plus tard, le parcours normal, en somme. Du moins au tout début parce que les Nymphéas de Monet vont vite prendre l’allure des Trompettes-de-la-mort de Calendrin. Le Romain a sans doute lu les conquêtes de Jules César et est devenu adepte forcené de la Pax Romana façon De Bello gallico : tu plies ou tu crèves !
Que voilà une politique totalement conforme à son tempérament de mec ultra-violent et empreint d’une jalousie plus que maladive. Elle risque d’être létale…
Dès que le cogneur a le plus petit soupçon d’infidélité (une infidélité qui restera à jamais dans ses replis reptiliens), il cogne ; dès qu’il entend dire que sa femme a regardé quelqu’un, il cogne ; dès qu’elle se fait trop belle pour sortir en ville, il cogne ; dès qu’elle fait une danse de trop avec le même cavalier, en soirée, il cogne.
Nombre de certificats médicaux sont là pour confirmer la triste vérité : coups de pieds, coups de poing, au visage, sur le torse, dans les bras, aux cuisses. Ce ne sont plus des coups, c’est de l’abattage.
Son curriculum vitae est éloquent : trois condamnations pour coups et blessures volontaires à conjoint ! Ce qui ne l’a pas corrigé lui, c’est le cas de le dire.
Une tonsure digne de la Libération
Car Estella n’est pas de celles qui restent muettes : elle parle, raconte, porte plainte. Pour des prunes. On ne peut pas dire que les forces de l’ordre et la justice ont ignoré ses appels au secours mais, mais… en pure perte. Un beau (!) jour, admettant que rien ne changera sinon en pire pour elle et leur enfant, Estella choisit de revenir à La Réunion où sa famille l’accueille volontiers.
Va-t-elle pouvoir se reconstruire ? Elle tente d’y croire de toutes ses forces mais c’est compter sans l’opiniâtreté du tortionnaire. Si sa proie croit ainsi se mettre à l’abri, elle a encore du chemin à faire.
Une scène incroyable va se dérouler sous les yeux de nombreux témoins, il n’y a guère, dans le parking d’une grande surface de l’Ouest, parking bondé de clients, donc d’autant de témoins. Entendant des hurlements insoutenables, ils s’approchent et voient un homme trapu, rubicond, tournant en vociférant autour d'une voiture dans laquelle se terrent une femme et son gosse. Ce sont eux qui crient et appellent à l’aide. Lui sort à peine de l’avion venu de France !
À peu près dans des circonstances similaires, d’autres vont assister à une scène hallucinante : le même salaud s’est introduit dans la voiture et, avec des ciseaux apportés exprès, est fort occupé à tailler les cheveux de sa femme.
Jugement surprenant
Pourquoi cette défiguration ? L’homme finira par expliquer qu’elle aime sa chevelure et en prend grand soin. Il a donc eu l’idée de la rabaisser à ses propres yeux à elle en la rendant moins belle.
Bref, tout y est : violences physiques, violences verbales, ultra-violence psychologique, dont on sait qu’elle est aussi destructrice que les coups ! Un jour, il s’est même fracturé le poignet tant ses coups étaient assénés avec une très grande violence. Lui prétend que c’est un accident mais… c’est un bon chauffeur avec zéro accident de conduite (conduite routière, cela va de soi).
La substitut Carniélo, armée d’une jouissive férocité, n’a pas eu de mots assez durs pour stigmatiser la conduite, ou plutôt, l’inconduite de cet homme, et a réclamé à son encontre 2 ans de prison ferme avec mandat de dépôt.
Le tribunal, à la surprise générale, a été beaucoup plus (trop ?) indulgent envers le bourreau familial : 24 mois dont 12 avec sursis, interdiction de s’approcher d’elle et de l’enfant et révocation d’un sursis de 2 mois.
On ne lui a pas interdit de prendre l’avion si l’envie lui prend, après ses 12 mois, et de se payer de petites vacances à La Réunion.


