Huguette Bello : “80 à 85 % des emplois précaires sont occupés par les femmes”

“Comment, je vais dire à mes enfants que je n’ai plus de travail ?” Pour Martine, c’est encore plus compliqué, son mari également employé à l’Arast (Association régionale d’aides sociales territorialisées) se retrouve aussi au chômage. Patricia lui, ne sait toujours pas s’il le dira oui ou non à ses enfants.
“Nous sommes victimes depuis vendredi, d’une violence morale et économique”, explique Valérie Bénard, porte-parole des ex-salariés de l’Arast. “C’est pour cette raison que nous avons participé à la Marche blanche lumineuse. C’est aussi une façon de manifester notre souffrance, celle de nos enfants et de nos proches”.
Sans vouloir entrer dans une quelconque polémique avec le Conseil général, Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul, et présidente de l’Union des femmes de La Réunion, reconnaît la violence économique “qui frappe tous les Réunionnais”.
“C’est dans la précarité que les femmes sont les exposées. 80 à 85 % des emplois précaires sont occupés par les femmes”. La violence économique dans ce cas, touche donc plus la main d’œuvre féminine. Les ex-salariées de l’Arast veulent continuer à dénoncer cette situation.


