Acapulco

Te souviens-tu, dis, d’Acapulco
Que nous vîmes dans notre jeunesse ?
Toi l’unique objet de ma tendresse
Et mon cœur dansait le flamenco.
J’étais ton sensuel hidalgo,
Le grand pourvoyeur de ta caresse,
La source ardente de ton ivresse
Et la musique d’un beau tango.
Tes yeux étaient de noire obsidienne.
Leur pouvoir, aussi fort qu’une chaîne
Emprisonna mon âme, illico.
L’éclat des côtes du Pacifique
Était un élixir onirique.
Te souviens-tu, dis, d’Acapulco ?
Max Fauvette


