Amertume

Que deviendra, mon Dieu, ce trésor de sciences,
D’amour et de plaisirs glanés au fil des jours
Passés sur cette terre à l’aspect de velours
Dont le masque cachait toutes les violences ?
Obligé de freiner quelques impatiences
Qui me forçaient des fois à faire des détours,
J’oubliais mes discours et criais au secours
Car je plongeais tout droit dans une indifférence.
Que sera mon cerveau, en proie aux vers idiots
Rampant allègrement entre tous mes caillots
Pour grignoter hélas ! Mes belles rimes riches ?
Tous mes vers éternels qui n’ont pas vu le jour
Et qui te décrivaient le bonheur de toujours
Resteront à jamais en l’état d’hémistiches.
MAX FAUVETTE.
10 Novembre 2009


