Ti train lontan

Le ciel était bleu, mon cœur était triste.
Le petit train piaffait sur ses rails.
La vapeur fusait tels des éventails
Se diluant dans l’air tout améthyste.
Les gens se pressaient, non pas en touriste,
Gênés qu’ils étaient par leurs attirails,
En vérifiant les moindres détails,
Fixant du coin de l’œil le machiniste.
Le cri aigu du sifflet retentit.
Au loin, se détachait la silhouette
Du Cap Bernard livré à l’appétit
Des vagues de cet immense océan,
Il emportait au loin mon amourette,
Brisant ainsi mon cœur d’adolescent.
MAX FAUVETTE.


