1947

Le lent bruissement du vent dans les Filaos
Le long de toutes tes plages et de tes grèves
Me replonge dans mes souvenirs, le chaos
De mes pensées, de mes désirs, de mes rêves.
Mon Ile, je t’ai quittée un jour d’octobre
Par un matin ensoleillé et déjà chaud,
Les oiseaux gaiement annonçaient le renouveau
De la Nature dans son aspect le moins sobre.
L’été arrivait et je partais vers l’Hiver
Joyeux, vers cette France inconnue, tant aimée
Que je voulais un jour, magnifier dans mes vers !
Vieux rêve de poète et d’Ilien isolé.
Entends-tu le vent qui doucement bruisse
Dans les branches du Filaos au bord de mer ?
La chanson lancinante envahit l’âme et glisse,
Tout en laissant à la mémoire, un goût amer !
Max


