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Che Guevara… Jesse James… Surcouf… ou comment on nous bourre le crâne

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 novembre 2016 à 09H16

Les images bien fabriquées finissent par devenir chromos d’évangile. Re-programmation du film « Che Guevara » ce soir. En 2 parties s’il vous plaît, comme si une seule ne suffisait pas pour enfoncer le clou rouillé.

Loin du héros révolutionnaire romantique dont on nous rebat les oreilles depuis des décennies, il n’était qu’un psychopathe sanguinaire, assoiffé de pouvoir et de sang, tueur tous azimuts.

« Oui nous avons fusillé, oui nous fusillons, oui nous fusillerons encore », a-t-il martelé à la tribune de l’ONU. Ne supportant pas la moindre contradiction, réfutant toute possibilité de dialogue, niant toute contestation, il a fait exécuter sommairement force opposants au régime castriste. Parmi ses victimes, nombre de ses amis et membres de sa famille. C’est ça le héros romantique ?

S’il s’est retrouvé dans les maquis boliviens, c’est surtout parce que Castro, encombré par ce « soutien » trop voyant, trop violent, l’y a expédié pour s’en débarrasser.

Il en va de même du sinistre Jesse James, très bien dépeint par Morris dans Lucky Lucke. Il ne volait pas les riches pour donner aux pauvres. Malgré la remarquable interprétation de Brad Pitt, il reste un assassin, voleur, pilleur sans scrupules.

Les images toutes faites n’améliorent ni la connaissance de l’Histoire ni le niveau intellectuel de chacun. 

Surcouf n’était pas un fameux « Corsaire du Roy » mais un banal pirate pouvant, grâce aux « Lettres de course » royales, piller et couler sans reproche les navires anglais et espagnols (entre autres). Le cinéma lui a donné les traits séduisants de Gérard Barray ? C’était un petit bonhomme joufflu et ventru.

Quant à Attila, on ne doit à aucun pape de lui avoir imposé la retraite : il a été taillé en pièces par le général Aétius aux Champs Catalauniques !

Enfin, pardon Hugo, Roland n’a pas été tué par les Maures mais s’est fait mettre une pile monumentale par des contrebandiers basques qui ne lui avaient rien demandé.

Jules Bénard

 

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